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Campagne pour accentuer l’intégration des femmes en emploi

Une femme de dos se tient devant une rue achalandée d'un centre-ville.

Une campagne de sensibilisation pour favorise l'intégration des femmes se déroule en Estrie (archives).

Photo : iStock / monzenmachi

Radio-Canada

Le Centre d’intégration au marché de l’emploi (CIME) a lancé une campagne de sensibilisation qui s’adresse aux gens d’affaires pour accentuer l’intégration en emploi des femmes.

Le projet se nomme « Des entreprises outillées : Elles ont toutes un profil d’emploi ». L’objectif est de valoriser le potentiel des femmes et de mettre en lumière l’impact qu’elles peuvent avoir sur le développement économique des entreprises.

La directrice générale du CIME, Geneviève Colette, explique que certains sous-groupes sont défavorisés. Malgré le fait que globalement le taux d'emploi des femmes est plus élevé que jamais, il y a encore place à l'amélioration. Les femmes immigrantes, monoparentales, trans, en situation de handicap ou qui occupent des métiers non traditionnels doivent être rendues plus visibles. Il y a encore des biais inconscients. Nous voulons rendre ces groupes d'emplois plus visibles.

Selon Mme Colette, certaines femmes rencontrent plusieurs obstacles. La présence de certains préjugés est encore d'actualité. Il y a des préjugés par rapport à la force physique dans des métiers plus masculins. Les femmes issues de l’immigration peuvent être employées en deçà de leurs compétences et leurs diplômes. Il y a des biais en situation de handicap sur la façon de les intégrer. La disponibilité des femmes monoparentales demeure un enjeu.

« Les employeurs ne savent pas par où commencer.  »

— Une citation de  Geneviève Colette, directrice générale du CIME

Elle suggère aux entreprises d’utiliser la stratégie des petits pas. Au Québec et en Estrie, ce sont de petites entreprises qui ont plus de difficultés. Ils n’ont pas de service de ressources humaines, ce qui rend la tâche plus difficile, croit Mme Colette.

Des exemples

Geneviève Colette suggère quelques pistes de solution simples. Féminiser les titres et les offres d’emploi permet d’ouvrir les possibilités. Il faut que les CV soient anonymes pour qu'ils soient non genrés. L'accueil et l'intégration avec des jumelages permet d’assurer des rétroactions.

« À travers des accompagnements, il y a plusieurs initiatives qui peuvent être faites. »

— Une citation de  Geneviève Colette, directrice générale du CIME

Morceler un poste de travail a pu permettre d’intégrer deux femmes monoparentales qui travaillent à temps partiel une semaine sur deux ou changer la façon de concevoir son recrutement sont des exemples de petits pas réalisés par des entreprises estriennes.

On veut faire vivre des réussites aux entreprises pour que ça s'applique plus facilement. Il faut faire un petit effort pour diversifier le processus d'embauche parce que personne ne cherche à discriminer, croit Geneviève Colette.

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