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Lancement réussi pour le ballon-sonde Inertie à Preissac

Des étudiants manipulent une sonde.

Les étudiants s'affairent aux derniers préparatifs sur la sonde.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Le ballon-sonde stratosphérique Inertie a pris son envol comme prévu, lundi midi, au site de lancement de l’Association des radioamateurs de l’Abitibi-Témiscamingue à Preissac.

Les conditions météorologiques idéales étaient réunies pour le Jour J de ce projet de fin d’études de Samy Ailas, Maxime Germain et Pierre-Alexandre Roy. Les trois finissants en Sciences de la nature du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, campus de Val-d’Or, souhaitent mesurer la vitesse du son en fonction de l’altitude avec leur expérience.

Mon cœur bat à 100 milles à l'heure à ce moment. Je suis vraiment content que ça ait marché. Juste le fait que la sonde soit dans les airs, ça compte beaucoup pour moi. Je suis vraiment ému. Là, on ne la voit presque plus, mais quand je l’ai vu partir, pour vrai, je n’ai pas de mots, j’étais juste content, a confié Samy Ailas, dans les minutes qui ont suivi le lancement.

Samy Ailas

Samy Ailas

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

C’est LA journée pour notre projet. La récupération, mardi, va aussi être une bonne journée, mais là, c’est la journée où tout le monde est là. On voit tout le monde avec qui on a travaillé depuis des mois, a souligné pour sa part Pierre-Alexandre Roy.

Cinq mois de travail

Le projet a pu être réalisé en grande partie grâce au soutien technique et à l’expertise de l’organisme Nanikana-Aérospatiale, pour qui c’est un dixième vol en huit ans.

Ils nous ont demandé notre support pour lancer une sonde stratosphérique. Je dirais qu’on a été impliqué quasiment à partir du début pour leur donner un coup de main. On a fourni l’équipement de suivi et on est là pour les aider aujourd’hui. Nanikana sert à ça, à promouvoir les sciences, donc on est extrêmement fiers de participer à leur projet, a affirmé le président Jean-François Nadeau.

Après cinq mois de préparatifs, il ne restait plus qu’à mettre la touche finale, lundi avant-midi.

Il a fallu faire la capsule, introduire les programmes à l'intérieur. On va mesurer la vitesse du son. On va avoir aussi le taux d’humidité, la température, etc. Depuis ce matin, il a fallu s’assurer que tout fonctionnait. Il a fallu recharger toutes les piles aussi de la sonde pour s'assurer qu’il ne manque pas de batteries, parce qu'idéalement, on ne veut pas ça. Il a aussi fallu préparer le site, a précisé Maxime Germain.

Maxime Germain

Maxime Germain, finissant en Sciences de la nature du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

À un ballon gonflé à l’hélium, on a attaché un parachute, un réflecteur radar pour qu’il soit détecté par les avions, puis la sonde qui comporte un émetteur et un récepteur pour calculer la vitesse du son. Après avoir fait toutes les vérifications, le ballon a pu prendre son envol au terme d’un décompte.

Un décollage réussi, au grand bonheur des étudiants ainsi que des gens venus les soutenir et leur prêter main forte.

Jusqu’au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Deux personnes regardent un ordinateur.

L'enseignant Jérémie Belzile et l'étudiant Samy Ailas observent les données télémétriques en temps réel du ballon sonde quelques minutes après son lancement.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Porté par le vent, le ballon-sonde devait franchir plus de 170 kilomètres en direction est pour atterrir dans des secteurs accessibles par des chemins forestiers entre Senneterre et Lebel-sur-Quévillon, selon les calculs préliminaires.

Toutefois, les conditions atmosphériques ont fait en sorte que la sonde s’est finalement rendu jusqu’au Saguenay-Lac-Saint-Jean, pour toucher terre à 17 h 23 près de la réserve faunique Ashuapmushuan. Un scénario que les étudiants appréhendaient dès le lancement, selon les nouveaux calculs.

C’est la vitesse à laquelle la sonde allait atteindre une altitude de 34 000 mètres, où la pression atmosphérique devait faire éclater le ballon, qui allait tout déterminer. Les étudiants et leur enseignant titulaire, Jérémie Belzile, doivent récupérer la sonde dotée d’une balise GPS, mardi.

Pierre-Alexandre Roy

Pierre-Alexandre Roy

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Avec les données collectées durant l’expérience, ils espèrent contribuer ne serait-ce qu’un tant soit peu à l’avancement de la science.

« C’est sûr, c’est ça notre but, notre objectif depuis le départ, de faire avancer la science. On va faire un rapport, qu’on va remettre à notre prof. »

— Une citation de  Pierre-Alexandre Roy

Jérémie Belzile n’avait que de bons mots pour ses élèves, qui se sont attaqués à un projet des plus ambitieux.

C’est un bon exemple de trois gars qui sont passionnés. Chaque année, j’ai un groupe d’étudiants qui font un projet un peu plus d’envergure que les autres, mais cette année, je pense que ça dépasse tout ce que j’ai vu, a-t-il affirmé, lors du lancement.

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