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Les propriétaires des maisons flottantes de Scarborough Bluffs sont inquiets

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Les maisons ont été construites lors de la candidature de Toronto pour les Jeux olympiques de 2008.

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada

Les résidents d'un quartier de maisons flottantes à Scarborough Bluffs, à Toronto, n'ont plus de baux depuis le mois dernier et certains disent craindre de devoir partir s'ils ne parviennent pas à résoudre le problème.

Environ deux douzaines de maisons, dont certaines valent plus d'un million de dollars, sont nichées dans un coin de la marina de Bluffer's Park, où elles reposent sur des barges en béton amarrées à un quai. Les déplacer ne serait pas simple, puisque contrairement aux bateaux-maisons traditionnels, elles n'ont pas de moteur.

C'est effrayant, a déclaré Sharron Lazar, qui vit dans sa maison flottante depuis environ 15 ans. Je ne sais pas dans quel genre de maison nous emménagerions. Je préfère ne pas y penser. Je ne peux pas imaginer.

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Sharron Lazar se dit effrayée à l'idée de devoir partir.

Photo : Radio-Canada / Mike Smee/CBC

Pêches et Océans Canada, qui relève du gouvernement fédéral, est propriétaire des lots. Ceux-ci sont gérés par la Ville et loués aux propriétaires. Ces baux ont expiré à la fin du mois d'avril et, bien que des pourparlers entre Pêches et Océans Canada et la Ville soient en cours, aucun nouvel accord n'a encore été proposé aux propriétaires.

Pêches et Océans Canada possède et loue d'autres lots similaires dans la région du Grand Toronto et d'Hamilton, mais on ignore combien de ces baux doivent être renégociés.

Entre-temps, le conseiller municipal local dit qu'il partage les préoccupations des propriétaires.

Ils n'ont pas la sécurité qu'offre un bail à long terme, a déclaré le conseiller Gary Crawford, qui représente le quartier 20, Scarborough Sud-Ouest.

Ils font partie intégrante de cette communauté et je soutiens pleinement leur présence ici [...] Mon espoir est de pouvoir résoudre cette question de bail rapidement afin que nous puissions revenir à une sorte de normalité.

Pêches et Océans Canada loue les lots d'eau à l'Office de protection de la nature de la région de Toronto (TRCA), a déclaré M. Crawford à CBC Toronto. La Ville gère les lots pour le TRCA, qui les loue à la marina. La marina, à son tour, loue les lots aux propriétaires moyennant des frais d'amarrage d'environ 800 $ par mois.

Aucune des parties engagées dans les négociations – Pêches et Océans Canada, la Ville et le TRCA – n'a voulu donner à CBC News de détails sur ces discussions ou dire quand elles pourraient s'entendre sur de nouveaux baux.

On ne sait pas non plus quel organisme prendrait la décision de forcer les propriétaires à partir si une telle situation devait se concrétiser.

Les maisons sont dans la marina depuis 2001. Elles ont été construites lorsque Toronto a tenté d’obtenir l’organisation des Jeux olympiques d'été de 2008 et installées dans les îles de Toronto. Elles auraient servi à accueillir les officiels des Jeux. Lorsque Toronto a perdu cette candidature, les maisons ont été déplacées à leur emplacement actuel et mises en vente par la Ville.

Au fil des ans, les propriétaires ont ajouté des étages, des terrasses et d'autres commodités.

Selon le site web de Royal LePage, deux de ces maisons sont à vendre, mais une seule affiche un prix : 850 000 $. Les propriétaires peuvent s'attendre à payer environ 800 $ de taxes foncières, selon l'annonce, et des frais d'amarrage à la marina de Bluffer's Park de 811 $ par mois. Ces frais sont actuellement en cause et seront déterminés dans le nouveau bail.

Certains craignent que les nouveaux baux soient trop chers ou d'être expulsés avec peu de préavis, mais d'autres, comme John et Ingrid Whyte, disent qu'ils ne sont pas inquiets.

Je suis sûr qu'ils vont résoudre le problème. Tout le monde veut une marina ici, a déclaré John Whyte, qui vit dans sa maison flottante depuis sept ans.

Il y a toujours eu des augmentations de frais. Nous croyons qu’elles seront raisonnables.

M. Crawford ne croit pas lui non plus que le quartier est en danger. Nous aimons vraiment qu'il fasse partie de notre communauté.

Avec les informations de CBC

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