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Mark Zuckerberg poursuivi pour son rôle dans le scandale Cambridge Analytica

Un ordinateur portable montrant le logo de Facebook est posé à côté d'une plaque indiquant les bureaux de Cambridge Analytica, à Londres.

La poursuite allègue que le cofondateur de Facebook est « largement responsable » des décisions ayant permis à Cambridge Analytica de siphonner les données de millions d'Américains sans leur consentement.

Photo : Getty Images / DANIEL LEAL-OLIVAS

Agence France-Presse

Le procureur général de Washington, Karl Racine, a intenté une poursuite contre Mark Zuckerberg, cherchant à tenir le PDG de la société mère de Facebook responsable de violations d'une loi de protection des consommateurs en lien avec l'affaire Cambridge Analytica.

Il s'agit de la deuxième tentative du procureur général d'inclure le cofondateur du réseau social dans les poursuites liées à cette affaire.

En mars, un juge du District fédéral de Columbia, juridiction de la capitale américaine Washington, avait refusé d'ajouter Zuckerberg comme codéfendeur dans la procédure lancée en 2018 et qui vise Facebook.

Karl Racine poursuit cette fois-ci le cofondateur de Facebook à titre personnel pour son rôle dans les événements.

Mark Zuckerberg est largement responsable de la vision de sa plateforme qui nécessitait [...] d'exposer les données personnelles des consommateurs, fait valoir le procureur dans un document déposé lundi devant la Cour supérieure du District de Columbia.

Mark Zuckerberg boit de l'eau en témoignant devant le Congrès américain.

Mark Zuckerberg avait offert ses excuses devant le Congrès américain pour les abus liés aux informations personnelles de millions d’utilisateurs commis par Cambridge Analytica.

Photo : Getty Images / Chip Somodevilla

Cambridge Analytica est accusé d'avoir collecté et exploité, sans leur consentement, les données personnelles de 87 millions d'utilisateurs de Facebook, auxquelles la plateforme lui avait donné accès.

Ces informations auraient servi à l'élaboration d'un logiciel utilisé pour orienter le vote des électeurs américains en faveur de Donald Trump durant la campagne présidentielle de 2016.

Selon le bureau de Karl Racine, le PDG de Facebook était au courant du compromis qui impliquait d'utiliser les données personnelles des utilisateurs de Facebook pour augmenter les bénéfices de l'entreprise.

« [Mark Zuckerberg] était directement responsable du laxisme de Facebook en matière d'application de ses règlements. »

— Une citation de  Karl Racine, procureur général du District fédéral de Colombia

En tant que PDG, Mark Zuckerberg avait autorité pour contrer les pratiques trompeuses et la représentation erronée de son fonctionnement aux consommateurs, toujours selon l'accusation.

En juillet 2019, les autorités fédérales ont imposé à Facebook une amende de 5 milliards de dollars pour avoir trompé ses utilisateurs sur leur capacité à assurer la confidentialité de leurs informations personnelles. Les autorités avaient imposé à l'entreprise la mise en place d'un comité indépendant sur la protection de la vie privée.

Contactée par l'AFP, la société mère de Facebook, Meta, a refusé de commenter.

Depuis l'éclatement du scandale Cambridge Analytica, Facebook a supprimé l'accès à ses données à des milliers d'applications soupçonnées d'en abuser, restreint la quantité d'informations accessibles aux développeurs en général et facilité, pour les utilisateurs, le calibrage des restrictions en matière de partage des données personnelles.

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