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La Mauricie demeure l’endroit où il manque le plus de sauveteurs dans la province

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Au Québec, 2000 sauveteurs sont toujours recherchés. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Félix Desroches

Radio-Canada

Alors qu'il manque toujours 2000 sauveteurs dans la province, la Mauricie reste la région où la pénurie est la plus criante, indique la Société de sauvetage du Québec.

La Société de sauvetage du Québec compte 0,76 sauveteur par 1000 habitants en Mauricie, comparativement à 1,61 sauveteur pour 1000 habitants à Québec. Une situation critique qui interpelle les responsables.

« Nous sommes en train de préparer le plan de relance de la formation des sauveteurs, puisque la loi du nombre est contre nous »

— Une citation de  Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage du Québec

Plusieurs facteurs jouent contre la stabilité du nombre de sauveteurs, indique M. Hawkins. Des jeunes qui occupent un emploi à temps plein dans le cadre de leurs études n'entendent pas laisser tomber une telle occasion pour un emploi à temps partiel.

Par ailleurs, la fermeture de certains centres aquatiques et l'arrêt des cours de natation ces deux dernières années ont forcé certains à ne pas poursuivre leur formation, affirme-t-il.

Ceux qui ont leur certification en sauvetage et qui ont fini l'université se sont trouvé un emploi depuis le 20 avril dernier. Même chose pour les collégiens, ce qui me limite aux élèves du secondaire, qui sont disponibles à partir du 20 juin pour les emplois d'été.

La Société de sauvetage est donc contrainte de gérer la situation autrement, en proposant aux employeurs d'embaucher aussi des assistants-sauveteurs afin de pallier le manque critique de main-d'œuvre dans ce domaine.

La pandémie a exacerbé cette situation dans la région, et la fermeture de la piscine de l'Université du Québec à Trois-Rivières est non négligeable, rappelle Raynald Hawkins. La formation n'y étant plus offerte, les jeunes de Trois-Rivières devaient se rendre à Shawinigan pour être formés, dit-il.

Des campings forcés de fermer faute de sauveteurs

Le camping municipal et la marina de Saint-Roch-de-Mékinac ont récemment annoncé que leurs installations ne seront pas ouvertes cet été. Avec la piscine et la rivière comme principales attractions, la présence de sauveteurs est essentielle.

Nous avons lancé des offres d'emploi sur nos sites ainsi que sur les réseaux sociaux, sans succès, déplore Julie Lefebvre, la préposée à l'accueil. Elle prévoit que la fermeture de ces attractions aura de sérieuses conséquences sur la municipalité.

Au camping du Domaine au Grand R, à Trois-Rivières, la saison sera lancée le 17 juin. Le nombre de sauveteurs nécessaire pour permettre les activités aquatiques a été atteint.

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La piscine et les jeux d'eau du Domaine au Grand R (Archives)

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

La proximité avec la ville est un avantage, se réjouit Nathalie Valcourt, qui gère l'administration de ce grand centre d'attractions. Même si elle n'est pas concernée par cette pénurie de sauveteurs, elle appelle les responsables à réduire le coût de la formation en sauvetage. Selon elle, il s'agit d'un des facteurs qui découragent les jeunes à se lancer.

Le 3 juin se tiendront les assises municipales du monde des loisirs en Mauricie. La Société de sauvetage du Québec y sera représentée pour discuter du problème du manque de sauveteurs dans la région et pour aborder la question de l'âge minimum pour devenir sauveteur.

« On se questionne à savoir si le fait d'abaisser l'âge est une des solutions en matière de sécurité. Ça fait partie de nos préoccupations. »

— Une citation de  Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage du Québec

Il prévoit un ensemble d'ajustements qui aideront à éviter de fermer des lieux de baignade et à faire face à la pénurie.

La Société invite par ailleurs les usagers à ne pas fréquenter les lieux de baignade interdits, où il n'y a pas de surveillants-sauveteurs pour éviter les événements malheureux.

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