•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les vignobles estriens épargnés par les orages

Chargement de l’image

Étienne Gosselin au travail.

Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer

Radio-Canada

Si la région de l’Estrie a reçu beaucoup de pluie samedi, reste que Brome-Missisquoi a également eu droit à de la grêle. Avec les intempéries de Dame nature, les viticulteurs doivent constamment jongler avec les imprévus et toujours rester sur le qui-vive.

Les vignerons de la région ont eu toute une frousse en raison de la grêle tombée samedi. J'ai sauté dans la voiture. Je suis venu voir tout de suite les vignes. Heureusement, moins de 1 % de dommages, mais j'ai quelques pouces qui ont été affectés par des grêlons de la taille d'une balle de golf. Je n'avais jamais vu ça. Mais ça, c'est la crise climatique , raconte le propriétaire de la Ferme du 45e Parallèle, Étienne Gosselin.

Il s'en est fallu de peu pour que M. Gosselin perde une fois de plus toute sa récolte comme ce fut le cas l'an dernier.

« La pleine lune d'avril, la pleine lune de mai, deux gels coup sur coup, j'ai tout perdu l'an passé, donc aucune récolte. Ça fait que cette année, j'étais doublement stressé.  »

— Une citation de  Étienne Gosselin, propriétaire de la Ferme du 45e Parallèle

À quelques kilomètres de là, le vignoble de l’Orpailleur a reçu seulement de la pluie au plus grand soulagement du propriétaire, Charles-Henri De Coussergues. Je dirais qu'on a été surpris parce que la météo annonçait des orages. […] Ma fille habite à trois kilomètres à vol d'oiseau, à Dunham. Elle m'a appelé en panique. Elle me dit: ''Papa, papa je suis entrée dans ma voiture, mais il tombe de la grêle'' , raconte ce dernier. M. De Coussergues en a vécu des caprices de Dame nature depuis 40 ans et jamais, il n'a vu de grêle.

« Il y a eu une canicule il y a deux semaines. Après, il s'est mis à faire frais, puis là il y a eu de la grêle. Lundi soir, on pensait être sauvé du gel. Ils annoncent une nuit froide selon les endroits de 2 à 4 degrés. Ce n’est pas habituel tout ça. Effectivement, il va falloir vivre avec ça.  »

— Une citation de  Charles-Henri De Coussergues, propriétaire du vignoble de l’Orpailleur

Il y a eu plus de peur que de mal dans les vignobles de Brome-Missisquoi, mais la situation reste sous haute surveillance avec un risque de gel dans la nuit de lundi. Pour protéger les 30 000 vignes de la Halte des Pèlerins, toutes les toiles seront déployées lundi. Les risques de gelées dans notre région sont là en principe jusqu'à la nouvelle lune de juin. Ce n'est pas rare d'avoir ça en cette période-ci , raconte le copropriétaire, Mario Corbin.

« Ça va toujours être pire. La crise climatique, on va toujours être affecté. Avant, on parlait de huit bonnes années sur dix et deux années plus difficiles. […] Maintenant, c'est certain qu'on sera affecté une année sur deux ou quelque chose comme ça.  »

— Une citation de  Étienne Gosselin, propriétaire de la Ferme du 45e Parallèle

Il faut avoir un bon moral et des nerfs solides pour cultiver des vignes, non seulement au Québec, mais partout dans le monde.

D'après le reportage de Jean Arel

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !