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La boucle de l’Atlantique ne suffirait pas à réduire les émissions de GES à elle seule

Un barrage hydroélectrique sur un fleuve.

Les installations hydroélectriques de Muskrat Falls, au Labrador.

Photo : Nalcor

La Presse canadienne

Le projet de création d'un corridor énergétique pour fournir aux quatre provinces de l'Atlantique de l'électricité en provenance du Québec et du Labrador les aidera à réduire les émissions de GES mais ne permettra pas de les éliminer totalement à lui seul.

Le coût du projet de boucle de l’Atlantique est estimé à cinq milliards de dollars.

Selon l'étude réalisée par une association de défense de l'environnement de Halifax, l'Ecology Action Centre, la demande en électricité grimpera lorsque l'utilisation du charbon sera progressivement éliminée.

Le modèle utilisé pour cette étude laisse croire que le projet de boucle de l’Atlantique est important pour répondre à la future demande en électricité, mais il doit être combiné avec l'exploitation d'autres sources énergétiques renouvelables et avec des mesures d'efficacité.

Un bateau de pêche passe devant des éoliennes.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un bateau de pêche passe devant le parc éolien de Pubnico-Ouest, en Nouvelle-Écosse, le 9 août 2021.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Trouver de nouvelles sources d'électricité sera crucial pour le Nouveau-Brunswick et pour la Nouvelle-Écosse, les deux seules provinces de la région qui exploitent encore des centrales au charbon.

L'étude rappelle que le gouvernement fédéral n'acceptera pas que la centrale de Belledune, au Nouveau-Brunswick, brûle du charbon après 2030.

La centrale thermique de la société Énergie N.-B. à Belledune.

La centrale de Belledune, au Nouveau-Brunswick (archives).

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

De son côté, la Nouvelle-Écosse continue de gérer quatre centrales alimentées au charbon et au coke de pétrole. La plus importante, située à Lingan, a une capacité de 620 mégawatts.

L'étude mentionne également que l'approvisionnement en électricité en provenance du Québec et du Labrador pourrait être remis en question en raison de la forte concurrence exercée par d'autres fournisseurs des États-Unis et de l'Ontario.

Les discussions fédérales-provinciales se poursuivent

Au cours des derniers mois, les premiers ministres des provinces atlantiques ont discuté avec le gouvernement fédéral du financement du projet de boucle de l’Atlantique, mais celui-ci ne s'est pas encore engagé à ce sujet.

Les quatre premiers ministres sont assis à une longue table.

Les premiers ministres des quatre provinces de l'Atlantique lors d'une réunion le 21 mars 2022 à Halifax. De gauche à droite : Tim Houston (Nouvelle-Écosse), Blaine Higgs (Nouveau-Brunswick), Andrew Furey (Terre-Neuve-et-Labrador) et Dennis King (Île-du-Prince-Édouard).

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Le ministre néo-écossais des Ressources naturelles et renouvelables, Tory Rushton, a dit que des discussions sont en cours.

Jusqu'à présent, nous n'avons pas officiellement présenté une requête au gouvernement fédéral, a-t-il déclaré la semaine dernière. Nous sommes en train de compléter notre estimation des coûts du projet.

Tony Rushton est assis près de drapeaux de la Nouvelle-Écosse.

Le ministre Tory Rushton l'année dernière.

Photo : CBC / Steve Lawrence

Il reconnaît toutefois que si quelque chose doit être annoncé, cela sera fait plus tôt que tard.

Nous avons des objectifs assez ambitieux. 2030 n'est plus très loin. Nous sommes conscients que des décisions devront être prises très bientôt.

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