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Variole simienne : l’ONUSIDA met en garde contre l’homophobie et contre le racisme

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Au moins une dizaine de pays européens ainsi que le Canada, l’Australie et les États-Unis ont fait état de cas de variole simienne.

Photo : Reuters / Dado Ruvic

Radio-Canada

Les dérapages homophobes et racistes parfois constatés dans les commentaires sur la variole simienne, aussi appelée « variole du singe », pourraient « rapidement miner la lutte contre l'épidémie », selon les responsables du Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (ONUSIDA).

Si une proportion importante de la centaine de cas de variole simienne confirmés à l’international concerne des personnes gaies ou bisexuelles ou encore d'autres hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes, l’ONUSIDA précise que cette maladie s'attrape lors d'un contact étroit avec une personne qui en est atteinte et peut donc toucher tout le monde.

La responsable de l'Agence britannique de sécurité sanitaire, Susan Hopkins, apporte également cette nuance. Alors que le Royaume-Uni détecte de nouveaux cas sur une base quotidienne, et ce, principalement chez des individus qui se désignent comme homosexuels ou bisexuels ou encore chez des hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes, elle souligne que la transmission peut s'expliquer par les fréquents contacts étroits qu'ils peuvent avoir.

Des attaques racistes ou homophobes créent un cycle de peur qui pousse les gens à éviter les centres de soins, ce qui limite la portée des efforts pour détecter des cas d'infection et encourage des mesures coercitives inefficaces, souligne Matthew Kavanagh, directeur adjoint de l'ONUSIDA.

L'agence onusienne — qui se base sur une longue expérience avec le sida — estime que ce type de rhétorique peut très vite neutraliser les efforts basés sur la science et sur les faits pour combattre la maladie.

« Ces stigmates et ces reproches minent la confiance et la capacité à répondre efficacement à des épidémies comme celle-ci. »

— Une citation de  Matthew Kavanagh, directeur adjoint de l'ONUSIDA

Au moins une dizaine de pays européens ainsi que le Canada, l’Australie et les États-Unis ont fait état de cas de variole simienne, une maladie rare jusqu’ici principalement observée en Afrique de l’Ouest, où elle est considérée comme étant endémique dans 11 pays.

La variole simienne, cousine moins dangereuse de la variole, éradiquée depuis une quarantaine d'années, se traduit d'abord par une forte fièvre et évolue rapidement en éruptions cutanées avec la formation de croûtes, notamment sur le visage.

Il n'existe pas de traitement pour cette infection virale qui se guérit habituellement d'elle-même au bout de 14 à 21 jours de symptômes.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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