•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les MRC de la région en retard pour cartographier les milieux humides

Des quenouilles.

Les quenouilles sont des plantes indigènes qui poussent dans les milieux humides. (photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Brigitte Dubé

Radio-Canada

Les municipalités et les MRC du Québec accusent un retard dans la livraison des plans régionaux des milieux hydriques et humides. Ces organismes ont jusqu'au milieu du mois de juin pour déposer leurs plans au ministère de l'Environnement, mais seulement 5 % d'entre eux ont été en mesure de le faire.

Les élections municipales de novembre dernier et la pandémie ont freiné la production des plans sur les milieux humides et hydriques.

Les quatre MRC de la région ainsi que la Ville de Saguenay ne sont pas en mesure de les déposer à temps. Le président de la Commission du développement durable et de l'environnement de Saguenay, Jimmy Bouchard, souligne que les consultations publiques ont dû être repoussées à plusieurs reprises.

Il y avait aussi une période de concertation qui était nécessaire entre les différentes MRC. L'idée était de concerter toutes les MRC de la région, pour déposer un plan qui avait des orientations qui étaient semblables, alors on avait besoin d'un peu plus de temps , ajoute-t-il.

Des préoccupations

Les consultations menées ont toutefois permis de constater que certains secteurs d'activité ont des préoccupations sur la protection des milieux humides.

Il y a beaucoup de gens qui sont préoccupés par le fait de perdre des opportunités de développement sur leur propriété, je pense aux propriétaires privés, comme le monde agricole, les forestiers, les gens qui ont des terrains de villégiature. Ça les préoccupe beaucoup , explique le directeur de l'aménagement du territoire de la MRC Domaine-du-Roy, Danny Bouchard.

Selon Jimmy Bouchard la conciliation entre la protection de la biodiversité et le développement doit être considérée.

Toutefois, il sera possible pour certains projets de s'étendre sur certains milieux humides, avec compensation.

Les promoteurs ou les municipalités devront démontrer qu’ils ont tenté d’éviter et minimiser l’impact sur le milieu humide. Si le projet est autorisé, la compensation financière sera versée au ministère de l’Environnement et par la suite redistribuée aux différentes MRC, en fonction de la provenance.

Le ministère de l'Environnement affiche une certaine tolérance pour ces retards. Les MRC qui en feront la demande pourront se faire accorder une prolongation jusqu'à la fin de l'année.

Un article de Kenza Chafik.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !