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Le faible niveau des eaux retarde le traversier de Riverhurst

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Le traversier de Riverhurst ne commencera pas ses activités tant que le niveau des eaux sera bas.

Photo : Saskatchewan Highway Hotline

Radio-Canada

Le traversier de Riverhurst, situé au nord-ouest de Moose Jaw, tarde à rompre les amarres car le niveau très bas des eaux n'est pas favorable au démarrage de ses activités.

Pour l’instant, la date de reprise de l'exploitation du ferry de Riverhurst est inconnue.

Le traversier transporte habituellement environ 30 000 véhicules par an sur la rivière Saskatchewan Sud, selon le ministère de la Voirie, qui exploite le navire. 

Cette année, le niveau du lac Diefenbaker est encore inférieur d'environ un mètre et demi par rapport à la normale pour cette période de l'année, ce qui ne permet pas au traversier d’entamer ses activités, explique un porte-parole du ministère de la Voirie. 

Il ajoute que l'accumulation de sédiments fait en sorte que le niveau de l'ensemble du lac doit être plus élevé qu'auparavant pour que le traversier puisse fonctionner

Le lac Diefenbaker est un lac artificiel, situé au nord du traversier de Riverhurst et alimenté par la rivière Saskatchewan Sud. 

Prendre conscience de l'effet du changement climatique

Le professeur associé à l’École d’environnement et de la durabilité de l’Université de la Saskatchewan, Saman Razavi croit que l’effet du changement climatique est à prendre en compte. 

Selon l’expert qui étudie le bassin de la rivière Saskatchewan Sud depuis plusieurs années, la variabilité constatée d’une année à l’autre est dictée par l’accumulation et la fonte de la neige en amont dans les Rocheuses.

Il ajoute que cette variabilité est devenue beaucoup plus intense au cours des deux dernières décennies du fait du changement climatique.

Par ailleurs, les plus forts débits d'eau provenant des montagnes se situent aux alentours du mois d'avril ou celui de mai, mais cette année,ils ont été bien inférieurs aux moyennes à long terme. Même s’il ne s'agit pas des plus bas niveaux jamais enregistrés, ils rappellent les niveaux observés pendant la sécheresse de 2001.  

Les autorités gouvernementales de la Saskatchewan affirment que le lac Diefenbaker n'a atteint son niveau optimal qu'en juin l'année dernière. L'Agence de sécurité de l'eau espère que les niveaux d'eau augmenteront à la mi-juin cette année encore. 

Selon M. Razavi, les faibles niveaux peuvent servir de rappel de l'effet du changement climatique sur les débits d'eau et les personnes qui en dépenden dans les années à venir. 

Cela pourrait indiquer que nous devons être plus prudents et commencer à couvrir les ressources en eau à cette période de l'année, dit-il. 

Il juge essentiel de prendre au sérieux dès maintenant la gestion et la planification des ressources en eau, en particulier dans les Prairies. 

M. Razavi croit même qu’il y a des régions du Canada où l'eau pourrait se raréfier dans le futur, si on n’y prend garde. 

L'Ouest canadien, en particulier la région des Prairies, connaît un certain stress hydrique qui n'est peut-être pas vraiment évident pour beaucoup de gens. Et avec le changement climatique, ce stress hydrique pourrait s'intensifier, croit-il

Avec les informations de Kendall Latimer

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