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Les réfugiés ukrainiens rencontrent des obstacles en matière d’accès au travail

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Le bénévole manitobain du Congrès des Ukrainiens canadiens, Nick Krawetz, tente de faciliter l'arrivée de réfugiés ukrainiens dans la province, mais rencontre des obstacles récurrents.

Photo : Radio-Canada / Trevor Brine

Radio-Canada

Le premier vol nolisé du gouvernement fédéral transportant des Ukrainiens arrivera à Winnipeg, lundi. Les réfugiés ukrainiens déjà présents sur le territoire rencontrent cependant des obstacles en matière d’accès au travail dans certains domaines, notamment en santé, en agriculture ou avec des enfants.

D’habitude, les personnes qui demandent un permis de travail ouvert, ou qui vivent dans des pays avec des taux élevés de maladies transmissibles comme la tuberculose, doivent soumettre les résultats de tests médicaux effectués outre-mer six mois avant d’arriver au Canada.

Des mois sans pouvoir travailler

Avec le programme d’Autorisation de voyage d’urgence Canada-Ukraine (AVUCU) d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) ce prérequis n’est pas demandé pour les ressortissants fuyant l’invasion russe.

Plutôt, les Ukrainiens ont 90 jours pour réaliser et soumettre cet examen médical, à partir du moment où ils arrivent en sol canadien. Cela revient à 350 $ par adulte.

Une fois complété, l’examen est soumis à l’IRCC, après quoi le candidat peut demander des modifications à sa demande d’emploi, un processus qui prend 142 jours, selon le site web de l’agence fédérale.

Ça peut prendre plus de quatre mois pour obtenir un document qui permet aux personnes de travailler dans leur domaine, explique le bénévole manitobain du Congrès des Ukrainiens canadiens, Nick Krawetz.

Celui-ci a soumis des demandes pour de nouveaux arrivants, sans résultat probant. Ces personnes veulent travailler, souligne M. Krawetz, et les employeurs veulent les engager. C’est un obstacle qu’il faut adresser le plus tôt possible.

Selon Nick Krawetz, il faudrait laisser les nouveaux arrivants travailler dès que l’IRCC accuse réception des documents, en attendant une confirmation officielle ultérieure.

Manque de ressources dans certaines provinces

Au Manitoba, vingt médecins sont autorisés à effectuer ces examens, et la plupart d’entre eux sont à Winnipeg. En Saskatchewan, neuf médecins ont reçu cette autorisation. À Terre-Neuve-et-Labrador, il y en a quatre.

Certaines provinces demandent donc d’élargir le bassin de médecins autorisés, alors que l’Ontario en compte cent.

Par courriel, la porte-parole du ministère d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, Aidan Strickland, affirme que les demandes de permis de travail ukrainiens sont traitées de façon prioritaire.

Le processus pour les demandes de permis de travail pour les ressortissants ukrainiens est de quatorze jours pour les cas non complexes, affirme la porte-parole de l’IRCC.

On conseille aux demandeurs d’inscrire le mot-clé ‘Ukraine 2022’ sur leur demande, afin que le système les traite de façon prioritaire, poursuit-elle, ajoutant que les frais de traitement de 155 $ sont levés pour ces requêtes.

Un porte-parole du gouvernement manitobain affirme que la province a bonifié les ressources accessibles afin de réaliser les examens médicaux le plus rapidement possible.

Les discussions en matière de partage des coûts sont encore en cours, affirme le porte-parole, mais le Manitoba répond certainement à l’appel.

Avec les informations de Karen Pauls et Waqas Chughtai

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