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Le piano du ténor Georges Coulombe remis à la Ville de Dolbeau-Mistassini

Un homme joue du piano. Une photo de son frère est en arrière-plan.

Après avoir été réduit au silence à la mort de son propriétaire en 2020, le piano de Georges Coulombe se fait de nouveau entendre, à la salle de spectacle de Dolbeau-Mistassini, cette fois.

Photo : Radio-Canada / Melissa Paradis

Depuis quelques mois, le piano du défunt ténor Georges Coulombe résonne à la salle de spectacles de Dolbeau-Mistassini. Sa succession en a fait cadeau, permettant ainsi à l'artiste dolmissois de réaliser son plus grand rêve : démocratiser la musique classique.

Gaston Coulombe connaît bien le piano si cher à son frère, le ténor dolmissois Georges Coulombe. L'instrument de musique a trôné dans la résidence montréalaise du chanteur pendant 40 ans, soit jusqu'à sa mort, en 2020. J’avais toujours le plaisir de jouer sur le piano, explique-t-il. C’était quelque chose. Georges m’écoutait et m’enregistrait aussi , ajoute celui qui garde de bons souvenirs de cette époque.

Deux hommes au piano.

Le piano à queue appartenait au compositeur et chef d'orchestre Jean Vallerand avant que Georges Coulombe en fasse l'acquisition au début des années 1980.

Photo : Société d'histoire et de généalogie Maria-Chapdelaine, P398 Fonds Georges Coulombe

Pour que ce joyau fabriqué dans les années 1930 vibre dans la municipalité qui les a vu grandir, Gaston Coulombe a entrepris des démarches avec la Ville de Dolbeau-Mistassini pour qu'elle accueille l'instrument de musique.

La succession a accepté à son plus grand bonheur. En octobre, le piano français de marque Pleyel a donc atterri dans le foyer de la Salle de spectacles Desjardins/Maria-Chapdelaine. Depuis, tout le monde en joue, dont de jeunes élèves de musique.

Un homme au piano.

Gaston Coulombe garde de très beaux souvenirs à la résidence montréalaise de son frère.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

La coordonnatrice culturelle et communautaire à la Ville de Dolbeau-Mistassini, Céline Fortin, rappelle le souhait qui animait l'artiste, soit de démocratiser la musique classique. En ayant ce piano-là, ici, ça rend accessible à tout le monde le plaisir, le bonheur de jouer du piano et d’y prendre goût, ne serait-ce que de l’écouter et d’écouter les autres jouer , croit-elle.

« Que son instrument soit ici, entre de bonnes mains, il serait fier, certainement.  »

— Une citation de  Gaston Coulombe, frère du ténor Georges Coulombe

Un devoir de mémoire

La Société d'histoire et de généalogie Maria-Chapdelaine a retracé la vie du chanteur. Depuis 2021, elle numérise différents documents pour constituer le Fonds Georges Coulombe.

On a quelques fonds d’archives ici d’artistes qui proviennent du milieu, mais on a rarement du matériel sonore original, explique l'archiviste Frédérique Fradet. On parle ici non seulement de documents qui ont été diffusés et publiés, mais aussi des documents avec des contenus inédits comme les bandes sonores qu’il a enregistrées lors de ses concerts , ajoute-t-elle.

Des partitions de Georges Coulombe.

Des partitions et divers enregistrements ont été remis à la Société d'histoire et de généalogie Maria-Chapdelaine pour garder la mémoire de l'artiste bien vivante.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Une carrière de concerts et d'opéras

Georges Coulombe est né à La Doré en 1935, mais a grandi à Dolbeau. Il est l'aîné d'une famille de 13 enfants. Son père, pianiste et sa mère, chanteuse, lui transmettent rapidement l'amour de la musique.

À 20 ans, il découvre l'art lyrique au contact du chef d'orchestre Wilfrid Pelletier. Après ses études au Conservatoire, il intègre les orchestres symphoniques de Québec et de Montréal et chante en français et en italien.

Au cours de sa carrière, il enregistre un 33 tours de chants religieux, un disque vinyle intitulé La Renaissance, un disque compact de Noël et une compilation de chants produits entre 1974 et 1986 avec Si mes vers avaient des ailes. Il prend sa retraite à 53 ans et décède à 84 ans.

Une peinture.

Le portrait de l'artiste peint par Gérard Boivin était accroché dans la résidence du ténor, tout près du piano. Il a lui aussi été amené à la salle de spectacles de Dolbeau-Mistassini.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Dans un devoir de mémoire, la Société d'histoire et de généalogie Maria-Chapdelaine souhaite diffuser ces pièces au public.

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