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Une famille pour Louka à Magog

Julie souriante, sa famille joue à l'arrière dans une glissade.

Julie Villeneuve et sa petite famille.

Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer

Radio-Canada

Les couples qui souhaitent adopter un enfant doivent faire preuve de patience. Julie Villeneuve et Philippe Brault de Magog en sont la preuve. Ils ont attendu sept ans avant de se rendre en Thaïlande et ramener Louka, un enfant de 18 mois.

Arrivé à Magog il y a à peine un mois, le petit Louka s'adapte peu à peu à son nouvel environnement. C'est sûr que comme tout enfant adopté, il y a une période de choc, une période d'adaptation. Encore maintenant, Louka n'a pas beaucoup d'émotions, mais il en démontre de plus en plus , explique la mère de l'enfant, Julie Villeneuve.

Le projet d'adoption aura finalement duré sept ans. Heureusement, Liliane qui a maintenant six ans est arrivée durant cette attente interminable. Le mois dernier, cette dernière s'est rendue en Thaïlande avec ses parents pour adopter son petit frère dans un orphelinat.

On a eu des moments plus creux, de longs moments d'attente où on oubliait le projet. La vie, il faut qu'elle continue. On ne peut pas se dire : ‘’Je ne prendrai pas tel emploi parce que ça se peut que j'aille en Thaïlande.’’ Donc, on a continué à vivre et on a reçu le téléphone au jour de l'an , explique le père de Louka, Philippe Brault.

« Ça faisait trois mois qu'on avait eu quatre ou cinq photos aussi. C'était très drôle parce que l'on connaissait son visage. Il était comme une figure familière, mais en même temps quand il est arrivé en vrai, c'était comme rencontrer une vedette de cinéma qu'on voit toujours à l'écran et puis là, on le rencontre en vrai. On est timide. On est excité. On était heureux.  »

— Une citation de  Julie Villeneuve, mère de Louka

Louka commence à marcher et à prendre du poids. Visiblement, il a manqué de nourriture selon ses parents, heureux de l'accueillir à Magog. Ça change la vie. Ma belle-mère dit toujours. Un c'est un. Deux c'est douze. C'est notre deuxième enfant et on confirme, ce n'est pas la même game, mentionne M. Brault.

« C'est très drôle de réapprendre un peu ce rythme-là et se mettre à son rythme à lui aussi parce qu'un enfant qu'on a à la naissance, on connaît son rythme. [...] Avec lui, on est dans la dynamique inverse, c'est nous qui essayons de s'adapter à lui pour lui offrir un environnement le plus stable, le plus sécuritaire dans lequel il se sent bien.  »

— Une citation de  Julie Villeneuve, mère de Louka

Malgré ces quelques difficultés d'adaptation, les parents ont l'impression d'avoir maintenant une famille complète avec deux enfants.

D'après le reportage de Jean Arel

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