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De nouveaux programmes destinés aux Canadiens d’origine japonaise internés dans des camps

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Une famille de Canadiens d'origine japonaise de la Colombie-Britannique en déplacement vers un camp d'internement en 1942.

Photo : Bibliothèques et Archives Canada

Philippe Moulier

Un fonds de dotation de 100 millions de dollars a été lancé pour aider les survivants canadiens d'origine japonaise qui ont été envoyés dans des camps d’internement en Colombie-Britannique pendant la Deuxième Guerre mondiale.

L’initiative annoncée samedi par le premier ministre John Horgan et en concertation avec l’Association nationale des Canadiens d’origine japonaise financera des programmes de santé et de mieux-être pour les survivants.

Elle permettra aussi de restaurer les sites culturels patrimoniaux japonais, à construire un monument commémoratif et de mettre à jour le curriculum scolaire pour souligner ce sombre chapitre historique de la province.

La mise en œuvre de ce fonds intervient au 80e anniversaire de l’annonce du ministre de la Défense nationale du Canada qui déclarait le 26 février 1942 que tous les Japonais ennemis étrangers devaient être évacués à plus de 160 kilomètres de la côte ouest canadienne.

Le 21 mai, un grand nombre ont été déplacés dans des camps d’internements loin de la côte, soit à Greenwood, Kaslo, New Denver, Slocan City et Sandon.

« Nous étions des prisonniers dans notre propre pays  », a déclaré Aki Horii, un des survivants, lors de l'annonce de John Horgan à Richmond.

Les biens confisqués

Plus de 90 % des Canadiens d’origine japonaise de la province ont été internés. Il s’agissait de répondre au décret de la Loi sur les mesures de guerre lancé après l’attaque du Japon contre la base américaine de Pearl Harbor en 1941.

Leurs biens ont également été confisqués. Le gouvernement canadien a mis en vente tout ce qui leur appartennait, comme des bateaux de pêche, des magasins, des fermes et des maisons, souvent à un prix dérisoire.

Après la fin de la guerre, les Canadiens d'origine japonaise ont pu quitter les camps, mais n'ont pas eu le droit de revenir sur la côte ouest avant 1949. Ils devaient s'installer à l'est des Rocheuses ou aller vivre au Japon.

Sur les 22 000 personnes envoyées dans des camps d'internements en Colombie-Britannique, 6000 sont encore vivants, estime la province.

En 2012, la Colombie-Britannique a présenté ses excuses officielles, suivie de la Ville de Vancouver un an plus tard.

Avec des informations d'Amélia MacHour

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