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Une compétition de planche à roulettes suscite un bel engouement à Rouyn-Noranda

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Les planchistes devaient effectuer des manœuvres sur différents obstacles afin d'impressionner les juges.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

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Une compétition de planche à roulettes se déroulait au sous-sol de l'église Immaculée-Conception, ce samedi à Rouyn-Noranda.

Organisée par Abitibi SKATE, la compétition a réuni une trentaine de planchistes juniors et seniors dans le parc intérieur Le GRIP.

L’organisateur de la compétition et fondateur d’Abitibi SKATE, Alain Bergeron, s'est dit heureux du nombre de participants inscrits à l’événement. Il croit qu'une telle compétition peut représenter une source de motivation pour certains planchistes.

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Alain Bergeron, fondateur d’Abitibi SKATE et organisateur de la compétition

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

C’est 50-50 je dirais. Il y a certains jeunes que ça les a allumés, ça les a crinqués et qui voulaient se pratiquer et que ça leur donnait une motivation. D’autres voyaient ça plus stressant un peu, c’est leur première compétition à vie. Ce n’est jamais facile, il y en a qui étaient moins à l’aise, mais je pense qu’ils ont aimé l’expérience et que si ça se reproduit, ils vont revenir, affirme-t-il.

Emma Gagnon-Lavallée, seule fille inscrite chez les juniors, fait partie de celles pour qui il s’agissait d’une première expérience de compétition.

C’est ma vraie de vraie première compétition. J’ai assisté à une autre, mais que je la fasse, c’est ma première fois. Ça a été un peu stressant parce que je suis quelqu’un qui fait beaucoup de stress dans la vie et m’endormir cette nuit, ça n’a pas été évident. L’ambiance, le fait que c’est la première fois que je fais ça, c’est plus stressant, indique-t-elle.

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Emma Gagnon-Lavallée

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

La jeune fille a commencé à pratiquer le sport l’été dernier, avec les conseils de son frère.

Ça fait environ un an, un an et demi. J’ai commencé l’été passé avec mon frère qui s’était acheté une planche et qui avait commencé. Je m’en suis acheté une aussi et c’est comme ça que ça a commencé. Il m’a appris à faire trois petits trucs et maintenant je suis rendue presque meilleure que lui, rigole-t-elle.

Participant à la compétition et pratiquant la planche depuis près de 20 ans, Vincent Gratton se réjouit de l'organisation de tels événements, qui permettent selon lui au sport de grandir dans la région.

Quand j’étais jeune, on n’avait pas vraiment de skatepark à Rouyn alors on était toujours dans la rue et on ne pouvait pas vraiment rouler. Alors aujourd’hui c’est cool avec le nouveau skatepark, Alain Bergeron qui organise tous les événements et qui donne des cours aux jeunes. Ça fait grossir la communauté de l'Abitibi-Témiscamingue. Avant, on n’était vraiment pas beaucoup, on se connaissait tous et là on dirait que ça prend de l’ampleur alors c’est vraiment cool, dit-il.

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Vincent Gratton

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Alain Bergeron confirme que la popularité de la planche à roulettes en Abitibi-Témiscamingue est bel et bien en hausse.

Oui il y a eu un creux [ces dernières années], mais il y a eu un bel essor par la suite. Je pense que c’est les activités qu’on organise, la présence qu’on a en région qui montrent que ça se fait du skate et que c’est accessible. On a plein d’activités dans les festivals et dans les écoles, il y en a qui m’appellent pour que j’aille faire des initiations avec eux et les élèves. C’est de plus en plus accessible, c’est de plus en plus en demande et le fait que le sport soit maintenant aux Olympiques, que c’est des jeunes de 13 ans qui ont gagné la plupart des médailles, c’est en demande, confirme-t-il.

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La compétition de planche à roulettes s'est tenue à Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Bien que le sport gagne en popularité, la jeune Emma Gagnon-Lavallée aimerait bien que davantage de jeunes filles sautent sur la planche pour l’accompagner dans les compétitions.

J’ai toujours été dans les sports plus extrêmes, où il y a beaucoup plus de gars, comme la trottinette. J’ai toujours été dans un milieu de gars et j’aimerais ça qu’il y ait plus de filles qui viennent pratiquer dans mon milieu, souhaite-t-elle.

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Les garçons sont plus nombreux que les filles à pratiquer la planche à roulettes à Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Des installations à améliorer?

Bien que le parc de planche à roulettes Le GRIP représente une amélioration de l’offre régionale pour les planchistes en permettant à ceux-ci de s’adonner à leur sport durant l’hiver, Alain Bergeron croit malgré tout que les installations ne sont pas adéquates dans la région, particulièrement à Rouyn-Noranda.

Malheureusement en Abitibi, les installations ne sont pas de qualité. Il y en a un à Amos et un autre à Macamic sur lesquels on a été conseillers, ces skateparks-là sont super, mais celui de Rouyn est vraiment inadéquat. Pour la grandeur de la ville, pour l’accessibilité au terrain, pour la qualité des modules. Il y a plein de raisons qui font que ce n’est pas adéquat, ce serait mieux d’en avoir un deuxième, un plus gros, surtout que l’accessibilité sur le terrain de l’école est difficile quand l’école n’est pas terminée, il n’y a pas de lumières le soir, il y a plein de petits détails comme ça, affirme-t-il.

M. Bergeron indique que plusieurs planchistes font le choix de sortir de la région afin de s’exercer dans des installations plus adaptées.

En région on n’est pas choyé au niveau skatepark. La plupart des gens vont à l’extérieur, on voyage beaucoup à Kirkland Lake ou à New Liskeard, en Ontario ou à Montréal pour aller faire du skate parce qu’ici les installations sont trop petites ou trop mauvaises, souligne-t-il.

En ce sens, la construction du Skatepark Agnico Eagle, qui verra le jour à Cadillac l’automne prochain, représente pour M. Bergeron une excellente nouvelle.

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