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Le CREAT lance sa campagne de sensibilisation au lavage de bateaux

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Un poste de lavage de bateaux de la Sépaq.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Radio-Canada

Avec l'ouverture de la saison de la pêche sportive, le Conseil régional de l'environnement de l'Abitibi-Témiscamingue lance sa campagne de sensibilisation sur le lavage des embarcations.

Des centaines de pêcheurs vont prendre les plans d'eau d'assaut et le CREAT en profite pour rappeler aux utilisateurs l'importance de nettoyer leurs embarcations pour éviter de propager les espèces envahissantes.

L'attention se porte sur deux espèces aquatiques présentes dans les plans d'eau de la région : le myriophylle à épi, détecté dans huit lacs, et le cladocère épineux, détecté dans deux lacs.

Dans le cas du myriophylle à épi, c'est possible de l'éradiquer, mais je mets ça entre guillemets, parce que c'est un travail de longue haleine de plusieurs années et de centaines de milliers de dollars. Un seul fragment de la plante est suffisant pour coloniser un plan d'eau. C'est pour ça qu'on rappelle l'importance de laver son bateau, indique la directrice générale adjointe du CREAT, Bianca Bédard.

Pour le cladocère épineux, il n'y a aucune façon de l'éradiquer, poursuit-elle. Malheureusement, une fois que l'espèce fait son apparition dans un plan d'eau, on est pris avec. Il entre en compétition directe avec les poissons de petite taille et il lutte pour le même garde-manger. À long terme, ça peut faire baisser la productivité d'un lac et ça rend la pêche beaucoup moins intéressante. C'est ce qu'on observe notamment dans les Grands Lacs, au sud de l'Ontario, qui sont pris avec le cladocère épineux et où les pêcheurs doivent nettoyer leur ligne aux 30 minutes, ajoute Mme Bédard.

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Des myriophylles à épi dans le lac du Gros-Ruisseau, dans la Mitis.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Avec son slogan, Sois pas nono, lave ton bateau, l'organisme souhaite attirer l'attention des gens sur ce phénomène.

Bianca Bédard explique qu'il faut vérifier son matériel et laver tout ce qui entre en contact avec l'eau.

La remorque, l'embarcation, on pense aussi à l'intérieur même de l'embarcation, parce qu'il y a toujours un peu d'eau qui rentre à l'intérieur. Les viviers aussi, qu'on essaie de nettoyer. Puis, exactement tout ce qui a été en contact avec l'eau : la puisette, la canne à pêche, l'extérieur de la glacière. C'est aussi la même chose pour les canots, les kayaks, les motomarines, les paddleboards. Aussitôt qu'on change de plan d'eau, il faut nettoyer, précise l'intervenante.

Elle rappelle qu'il existe une dizaine de postes de lavage de bateaux répartis aux quatre coins de la région.

Le CREAT lance même un concours qui permettra à un des participants de remporter un kayak à la fin de l'été.

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