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L’inaccessibilité des parcs à chiens pour personnes handicapées dénoncée à Edmonton

Marla Smith et son chien Kuno.

Marla Smith et son chien Kuno ne peuvent pas accéder au parc pour canins de la ligue communautaire Kenilworth, pourtant être censé être accessible aux personnes handicapées.

Photo : Radio-Canada / Gabriela Panza-Beltrandi

Radio-Canada

Des ligues communautaires d'Edmonton ont transformé leurs patinoires extérieures en parcs pour chiens sans laisse, mais certains défenseurs des personnes à mobilité réduite regrettent que ces parcs ne soient pas accessibles à tous.

Marla Smith, qui se déplace en fauteuil roulant, adore se promener dehors avec son chien d'assistance, Kuno, quand la météo le permet.

Elle affirme qu'elle était enthousiaste à l'idée d'emmener Kuno au parc Kenilworth cette semaine, mais une fois sur place, elle a vite constaté que son fauteuil roulant ne pouvait franchir l’entrée.

« Lorsque vous consultez le site web de la Ville et que vous voyez qu'il est censé être accessible, vous le croyez. »

— Une citation de  Marla Smith

Selon le site web, la zone temporaire sans laisse doit être physiquement accessible à tous les usagers potentiels, y compris ceux qui utilisent des appareils de mobilité, souligne Marla Smith.

Alors vous montez dans votre véhicule, vous venez jusqu'ici, vous déchargez votre fauteuil, mais une fois sur les lieux, ça ne l'est pas, déplore-t-elle.

Marla Smith indique avoir visité quatre des parcs pour chiens sans laisse d'Edmonton et de n'avoir pu accéder à aucun d'entre eux : L'un des problèmes est que la patinoire a un rebord que les fauteuils roulants ne peuvent pas franchir.

Elle s'inquiète pour les autres membres de la communauté qui, comme elle, utilisent des aides à la mobilité, mais ont des chiens d'assistance qu'ils aimeraient laisser courir.

« Ce n'est pas que nous ne pouvons pas entrer. C'est que nous ne sommes tout simplement pas les bienvenus. »

— Une citation de  Marla Smith
Chien Kuno.

Kuno et sa maîtresse, Marla Smith, ne peuvent pas accéder au parc pour chiens sans laisse, car il est non accessible aux personnes à mobilité réduite.

Photo : Radio-Canada / Gabriela Panza-Beltrandi

À l'écoute des personnes handicappées

Certains défenseurs des droits des personnes à mobilité réduite estiment qu'il est important de penser à ces personnes lorsqu'est ouvert un espace communautaire.

Les personnes à mobilité réduite ou en fauteuil roulant peuvent avoir des chiens d'assistance qu'elles aimeraient emmener au parc pour faire de l'exercice, a déclaré Zachary Weeks de Voice of Albertans with Disabilities, un organisme qui défend les droits des personnes handicapées. Il souhaite que leurs besoins soient pris en compte pour s'assurer que personne n'est laissé de côté.

S'ils envisagent d'apporter des changements, nous devons être conscients de la manière dont ces changements seront effectués et de leur impact sur toutes les catégories de la population , a-t-il ajouté.

Marla Smith dit comprendre que l'adaptation des espaces existants peut s'avérer difficile, mais que les personnes handicapées ne devraient pas être prises en compte en second plan.

Mettez un panneau qui nous dit d’envoyer un message texte à un numéro pour que quelqu'un vienne nous aider. Mais si vous ne faites rien, cela revient à dire que vous n'êtes pas intéressés par notre présence, a-t-elle déclaré.

La Ville est chargée de s'assurer que les espaces approuvés pour le programme sans laisse répondent aux exigences municipales, notamment en matière d'accessibilité.

La Ville d'Edmonton dit avoir contacté deux ligues communautaires pour prendre en charge ces doléances. Une analyse est en cours pour évaluer le programme. Nous étudions les obstacles et les solutions possibles pour participer au programme à l'avenir. selon Nicole Fraser de la Ville d'Edmonton

Selon Nicole Fraser, le programme sera évalué à la fin de l'année et la Municicpalité recueille les commentaires des ligues communautaires et du public sur la façon d'améliorer le programme s'il est maintenu.

Avec les informations de Gabriela Panza-Beltrandi

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