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Québec solidaire souhaite démocratiser l’accès aux plans d’eau

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Québec solidaire souhaite démocratiser l’accès aux plans d’eau et aux berges dans la province.

Photo : Radio-Canada / Laurie Dufresne

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La députée solidaire de Rouyn-Noranda–Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, souhaite rendre plus accessibles les berges et les plans d’eau à la population du Québec.

Dans un contexte où les canicules sont de plus en plus nombreuses, la députée indique que son parti désire sensibiliser les municipalités à l’importance de conserver des accès publics en bordure des lacs situés sur leur territoire.

On va déposer un projet de loi dans les deux prochaines semaines pour favoriser l’accès aux plans d’eau à l’ensemble des Québécois et des Québécoises. On veut en faire un réflexe pour les municipalités d’avoir cette préoccupation de garder des accès publics aux plans d’eau, parce qu’on le sait, les plans d’eau sont publics, mais le pourtour des lacs appartient aux municipalités et à la Couronne, fait-elle remarquer.

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La plage du sentier de la Pointe-aux-Roches à Latulipe (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Alors que l’accès aux plans d’eau peut être plus facile en région éloignée, Mme Lessard-Therrien souligne la difficulté que cela peut représenter pour certaines familles établies dans les grands centres.

Ce dont on s’aperçoit au Québec, c’est que les plans d’eau sont de plus en plus privatisés. En Abitibi-Témiscamingue, on a la chance d’avoir accès relativement facilement à des plans d’eau, mais ce n’est pas le cas partout, surtout dans le sud du Québec, où les berges sont relativement privatisées, indique-t-elle.

« Quand on habite à Montréal-Nord, se rendre dans un bout de forêt, c’est beaucoup plus compliqué que pour des gens plus fortunés, qui ont des véhicules, qui ont les moyens de se rendre et qui ont les sous pour s’équiper en plein air. »

— Une citation de  Émilise Lessard-Therrien

Améliorer l’accès au bénéfice de la santé mentale

Émilise Lessard-Therrien soutient qu'un accès équitable à la nature et aux plans d'eau représente un outil afin de réduire les inégalités sociales et d'améliorer la santé physique et mentale des citoyens.

C’est de plus en plus documenté : la nature, passer du temps dans le bois, c’est bon pour la santé physique, c’est bon pour la santé mentale. On a vu les médecins sortir en début de semaine dernière pour mettre en avant des prescriptions nature. En 2022, passer du temps dans le bois, c’est aussi bon pour la santé qu’une saine alimentation ou que la pratique d’une activité physique, avance-t-elle.

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Émilise Lessard-Therrien, députée de Rouyn-Noranda–Témiscamingue

Photo : Radio-Canada / Andrei Audet

Afin de s’assurer que les prochaines générations conservent des accès aux plans d’eau, Mme Lessard-Therrien affirme qu’un dialogue doit être entrepris avec les municipalités à propos de leur modèle de financement.

Il y a tout un dialogue à faire avec les municipalités, parce que les municipalités ont tout avantage à développer leurs bords de lacs, parce que ce sont les résidences qui valent le plus cher, donc plus de taxes municipales et plus de revenus. Nos municipalités sont prises dans un modèle totalement archaïque de financement qu’il va falloir revoir, soutient-elle.

À court terme, la députée croit que des aménagements peuvent être réalisés afin de faire connaître et de faciliter davantage les accès déjà existants dans la région.

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Récré-eau des Quinze (archives)

Photo : Guillaume Rivest

Quand on regarde au Témiscamingue, le réseau autour de Récré-eau des Quinze, on a accès au plan d’eau, mais il y a des aménagements qui peuvent être faits. Quand on est sur des terres publiques, qu’il y a des constructions de barrages, on peut aménager des voies de contournement pour des gens qui ont des embarcations non motorisées. Il y a vraiment un chantier sur lequel on peut travailler pour faciliter l’accès aux plans d’eau, ne serait-ce que de répertorier où sont les rampes de mise à l’eau, où sont les plages publiques, où sont les endroits où les gens peuvent avoir accès à l’eau sans que ce soit sur des terres privées, énumère-t-elle.

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