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Occupation à Ottawa : Tamara Lich saura mercredi si elle retournera en prison

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Tamara Lich, une des organisatrices du convoi de camionneurs, souhaite notamment retourner en Ontario et pouvoir utiliser les réseaux sociaux (archives).

Photo : Reuters / Patrick Doyle

Radio-Canada

Après une révision de la caution de deux jours effectuée cette semaine, Tamara Lich, une des organisatrices de la manifestation de camionneurs qui a paralysé le centre-ville d'Ottawa pendant des semaines l'hiver dernier, saura mercredi si elle retournera ou non en prison.

Tamara Lich, figure associée au convoi de camionneurs, demandait une modification de ses conditions de mise en liberté sous caution. Elle souhaite notamment retourner en Ontario et pouvoir utiliser les réseaux sociaux.

Les avocats de la Couronne l'ont cependant accusée d'avoir enfreint les conditions de sa mise en liberté sous caution.

Rappelons qu'en raison de sa participation à cette occupation, Mme Lich est accusée de méfait, d'incitation au méfait, d'entrave aux policiers, d'incitation à l'entrave au travail des policiers, d'incitation à l'intimidation ainsi que d'intimidation en bloquant et en obstruant une ou plusieurs autoroutes.

Elle a été libérée sous caution le 7 mars.

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Tamara Lich a retrouvé ses proches après sa libération (archives).

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Conditions enfreintes

Lors de l'audience de vendredi, le procureur de la Couronne, Moiz Karimjee, a montré une photo de Mme Lich publiée sur les réseaux sociaux. Cette dernière y porte un pendentif qui lui a été offert. Sur celui-ci, on peut apercevoir un camion ainsi que les mots liberté et Canada.

Me Karimjee a indiqué qu'il s'agit là, selon la Couronne, d'un cas de non-respect d'une de ses conditions de libération sous caution.

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Tamara Lich a pris cette photo à la demande d'un partisan qui lui a envoyé un pendentif frappé d'une représentation d'un véhicule lourd comme ceux qui ont pris part au convoi de camionneurs à Ottawa l'hiver dernier (archives).

Photo : Photo tirée de Facebook.

Témoignant depuis l'Alberta, Tamara Lich a expliqué que ce pendentif lui avait été offert et qu'elle n'était pas d'accord avec le procureur de la Couronne en ce qui a trait au fait que la publication de cette photo violait les conditions de sa libération qui l'obligent à ne pas soutenir verbalement, par écrit, financièrement ou par tout autre moyen tout ce qui concerne le ''convoi de la liberté''.

Publiée sur une page du groupe du « convoi de la liberté », cette photo indique qu'une partie du fruit de la vente sera reversée au convoi de camionneurs. Mme Lich a renchéri en disant que cela ne soutenait en rien le convoi, en partie parce qu'il n'y a pas de convoi à soutenir.

Retour sur les réseaux sociaux

Mme Lich souhaite retourner sur les réseaux sociaux. À l'heure actuelle, elle peut envoyer des textos et appeler des gens, mais elle n'a pas accès aux plateformes de médias sociaux.

Elle soutient qu'elle aimerait entrer en contact avec sa famille et avec ses amis qui lui envoient des messages sur les réseaux sociaux.

Nous vivons maintenant dans le monde des médias sociaux. Je pense que le fait d'être complètement banni des médias sociaux est comparable à l'exil d'autrefois, a déclaré Mme Lich au tribunal. Personnellement, je ne vois pas pourquoi je ne peux pas utiliser mes propres réseaux sociaux et même m'y connecter. C'est vraiment de cela qu'il s'agit.

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Tamara Lich lors d'un point de presse à Ottawa le 14 février 2022 (archives)

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Lors de l'interrogatoire mené par l'avocat de la défense Lawrence Greenspon jeudi, Mme Lich a indiqué qu'elle souhaitait également que ses conditions de remise en liberté sous caution soient modifiées pour lui permettre de se rendre à Ottawa.

Les raisons de cette demande font l'objet d'une ordonnance de non-publication judiciaire et ne peuvent pas être divulguées.

Elle a aussi ajouté qu'elle adorerait assister à un événement à Toronto en juin pour accepter un prix de la liberté, mais je ne violerai pas mes conditions de remise en liberté sous caution pour le faire, a-t-elle poursuivi.

Avec les informations de David Fraser, CBC

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