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La lutte contre le travail des enfants menacée par la COVID

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Le travail des enfants a particulièrement augmenté chez les 5-11 ans, selon l'Organisation internationale du travail.

Photo : The Associated Press / Lefteris Pitarakis

Agence France-Presse

Près d'un enfant sur dix dans le monde est obligé de travailler, a rappelé vendredi en Afrique du Sud l'Organisation internationale du travail lors de la 5e Conférence mondiale sur l'élimination du travail des enfants, qui redoute une aggravation en raison de la crise de la COVID.

Le travail des enfants a été exacerbé par la pandémie de la COVID-19. Un grand nombre parmi eux ont abandonné l'école et se sont retrouvés sur le marché du travail, a déclaré lors des conclusions Max Conteh, secrétaire général de la Sierra Leone Labour Congress et représentant des syndicats lors de la conférence organisée par l'OIT pendant cinq jours à Durban.

Selon les dernières statistiques de l'ONU datant de 2020, 160 millions d'enfants travaillent, un chiffre qui a augmenté de 8,4 millions en quatre ans. La moitié d'entre eux sont engagés dans des travaux mettant en danger leur santé physique et mentale.

Les conséquences de la pandémie de la COVID-19, des conflits armés et des crises alimentaires, humanitaires et environnementales menacent d'annuler des années de progrès contre le travail des enfants, a mis en garde l'OIT.

Une augmentation chez les 5 à 11 ans

Ashely a travaillé dans les champs, vendu des objets dans la rue et aussi tenté de gagner de l'argent en fabriquant des vêtements. Cette adolescente guatémaltèque, dont le nom de famille n'a pas été dévoilé, fait partie des 59 enfants de dix pays qui ont témoigné lors de la conférence.

La pauvreté nous pousse, nous enfants travailleurs, à sortir de nos maisons et risquer notre vie pour aider nos familles, a-t-elle expliqué.

Le travail des enfants a particulièrement augmenté chez les 5 à 11 ans, selon l'OIT.

Derrière chaque chiffre, il y a une fille, il y a un garçon comme les autres qui veut apprendre, jouer, être soigné, grandir et pouvoir obtenir un emploi une fois adulte. On leur refuse les droits les plus élémentaires à la protection. C'est intolérable et moralement inacceptable, a souligné Gilbert Houngbo, récemment élu à la tête de l'OIT.

La conférence était pour la première fois organisée en Afrique où le nombre d'enfants qui travaillent est le plus élevé. La majeure partie du travail des enfants sur le continent – environ 70 % – se fait dans l'agriculture, souvent dans des contextes où les enfants travaillent aux côtés de leur famille, selon l'OIT.

La conférence a lancé un appel à l'action pour notamment mettre fin au travail des enfants dans l'agriculture, assurer le droit à l'éducation et l'accès à la protection sociale.

L'ONU a pour objectif d'éliminer le travail des enfants d'ici 2025 et le travail forcé d'ici 2030.

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