•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les partis réagissent au sondage sur les intentions de vote des Franco-Ontariens

Chargement de l’image

Doug Ford ferait le meilleur premier ministre, mais les libéraux seraient les mieux placés pour défendre les intérêts des Franco-Ontariens, selon les résultats du sondage.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Doug Ford se réjouit des résultats d’un sondage Ipsos-Radio-Canada auprès d’électeurs francophones qui conclut qu’il ferait le meilleur premier ministre. Des députés néo-démocrates du Nord s’étonnent de cette conclusion qui ne reflète pas, à leur avis, ce qu’ils entendent sur le terrain, tandis que Steven Del Duca assure que les jeux ne sont pas encore faits.

M. Ford raconte qu’il est obsédé par l’idée d’apprendre le français et promet de s’y remettre.

Il a remercié les Franco-Ontariens de cette marque de confiance et rendu hommage à sa ministre sortante des Affaires francophones, Caroline Mulroney, qui a mené des dossiers comme ceux de l’indépendance de l’Université de Hearst, de la création de l’Université de l’Ontario français et de la Stratégie de développement économique francophone.

« Ne vous y trompez pas, les francophones veulent de bons emplois, de bons services de santé et une bonne éducation pour leurs enfants et c’est ce que nous allons livrer à la population ontarienne. »

— Une citation de  Doug Ford, chef progressiste-conservateur

Étonnement et doute chez les néo-démocrates

Dans des circonscriptions du Nord de la province qui comptent beaucoup de francophones, des candidats néo-démocrates sont étonnés que Doug Ford ait la préférence des personnes sondées par Ipsos.

Je fais beaucoup campagne ces temps-ci, j’ai parlé à des centaines et des centaines de francophones : il n’y en a aucun qui aime M. Ford, encore moins qui le préfère , a déclaré France Gélinas, candidate dans Nickel Belt.

Mme Gélinas se questionne sur l’échantillon du sondage, mené en ligne, et note que le service Internet n’est pas toujours très bon, dans le Nord.

« Ça se peut qu’ils n’aient pas eu la voix du Nord de l’Ontario au travers de leurs 500 personnes, parce que dans mon comté, la réalité est complètement différente. »

— Une citation de  France Gélinas, candidate dans Nickel Belt

Selon les résultats du sondage, le NPD arrive troisième dans les intentions de vote, avec 21,9 %.

Les candidats néo-démocrates du Nord interviewés ne croient pas pour autant qu’il faille corriger le tir.

Guy Bourgouin, qui se représente dans Mushkegowuk—Baie James, soutient que les sondages internes démontrent que le soutien des électeurs dans sa circonscription est comparable à celui obtenu en 2018, à 52 %.

Ma circonscription compte 60 % de francophones, dit-il.

M. Bourgoin, qui était porte-parole de l’opposition officielle pour les affaires francophones, pense que les Franco-Ontariens n’ont pas oublié certaines des décisions du gouvernement Ford.

Les gens sont amers, sont encore très choqués, affirme-t-il. Ils sont restés sur leur appétit en ce qui a trait à la modernisation de la Loi sur les services en français, pis y nous disent ‘’on a besoin de nos services’’, pis y reconnaissent le travail que l’on fait.

Encore 13 jours de campagne

Seulement 14,6 % des personnes sondées estiment que Steven Del Duca ferait le meilleur premier ministre. Par contre, le parti est à égalité statistique avec les progressistes-conservateurs dans les intentions de vote, à 27,7 % contre 26,4 %.

Steven Del Duca rappelle que la plateforme libérale comprend des mesures pour soutenir la communauté francophone. Il reste 13 jours de campagne , affirme-t-il, notant que cela donnera le temps aux électeurs de connaître l’équipe et ses propositions. C’est justement pour cela que nous avons des campagnes électorales.

Les répondants franco-ontariens estiment aussi que le Parti libéral est le mieux placé pour défendre leurs intérêts, avec presque 30 % des appuis. Le NPD est loin derrière avec près de 16 % et les conservateurs obtiennent un peu moins de 13 %.

La marque libérale; les décennies de travail des libéraux ont vraiment été remarqués, croit la candidate dans Glengarry—Prescott—Russell, qui souligne que son parti a beaucoup fait par le passé pour l’offre de services et la reconnaissance des droits des francophones.

Elle rappelle aussi que plusieurs atteintes aux droits des Franco-Ontariens sont survenues sous des gouvernements conservateurs.

« Le règlement 17, la crise de Montfort, la crise linguistique de 2018 viennent tous de gouvernements conservateurs et les gens s’en souviennent.  »

— Une citation de  Amanda Simard, candidate libérale dans Glengarry—Prescott—Russell

D'autres résultats du sondage Ipsos-Radio-Canada réalisé dans le cadre de la campagne électorale ontarienne seront dévoilés mardi et mercredi.

Méthodologie du sondage

Le sondage Ipsos commandé par Radio-Canada a été mené en ligne du 5 au 16 mai 2022 auprès de 501 Ontariens dont la langue d’usage ou la langue maternelle est le français.

Une pondération a été appliquée en fonction du genre, de l’âge et de la région afin de s’assurer que la composition de l’échantillon est représentative de l’ensemble de la population francophone de l’Ontario, selon les données de recensement.

Les résultats sont précis à plus ou moins 5 points de pourcentage (19 fois sur 20).

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !