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Patrick Chénard : une peine « exemplaire » demandée par la Couronne

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Patrick Chénard, photographié au palais de justice de Rimouski (archives)

Photo : Radio-Canada / Denis Leduc

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Les observations sur la peine de Patrick Chénard avaient lieu vendredi au palais de justice de Rimouski. Le ministère public a demandé, lors de cette audience, que le massothérapeute et kinésiologue, reconnu coupable d'agression sexuelle en janvier dernier, écope d'une peine « exemplaire ».

Le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Normand Morneau-Deschênes, a été le premier à faire ses recommandations, suivi de l'avocate de la défense, Me Caroline Bérubé.

Du côté de la Couronne, c'est une peine de six ans qui a été demandée. L'avocate de l'accusé a quant à elle suggéré au juge Jules Berthelot d'imposer à son client une peine d'emprisonnement de trois ans.

Lors des plaidoiries, les avocats ont évoqué un cas similaire, celui du massothérapeute Jean-François Morrison de Montréal. L'homme a été reconnu coupable d'agression sexuelle contre 21 personnes et s'est vu imposer une peine d'emprisonnement de sept ans.

Les avocats ont donc plaidé leurs points en comparant la situation de Patrick Chénard à celle du massothérapeute montréalais.

Les victimes de l'accusé étaient présentes dans la salle d'audience pour connaître la suite des événements.

Patrick Chénard n'a en aucun temps levé les yeux vers ses victimes. L'une d'elles s'est adressée à lui, en lisant un texte qu'elle avait écrit. L'accusé n'a démontré aucune émotion.

Le juge Berthelot rendra sa décision sur la peine à imposer à l'individu d'ici juillet. Une audience doit par ailleurs se tenir mardi à Rimouski afin de statuer si l'accusé demeurera détenu dans l'attente de sa sentence.

Patrick Chénard faisait face à 11 chefs d’accusation d’agression sexuelle et à un chef d'accusation d’exploitation sexuelle pour des faits qui se sont produits dans l’exercice de ses fonctions en novembre 2015 à Trois-Rivières, et entre janvier 2016 et avril 2018 à Rimouski.

Il a été acquitté d’un autre chef d'accusation d’agression sexuelle pour lequel aucune preuve n’avait été présentée.

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