•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Itinérance : la Ville de Montréal ne veut pas de gros campements

Une tente est érigée sur le bord de la rue Notre-Dame, dans l'est de l'île de Montréal.

Certaines personnes en situation d'itinérance préfèrent la tente au refuge pendant la période estivale.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Avec le retour du beau temps, des personnes en situation d'itinérance se sont installées dans des tentes à différents endroits à Montréal. La Ville n'entend toutefois pas tolérer de gros campements sur son territoire cette année.

La Ville évoque des questions de sécurité liées aux incendies pour justifier sa décision. C'est pourquoi, cette année, les campements recevront une visite d'inspection du Service de sécurité incendie de Montréal.

Au Québec, la gestion de l'itinérance se fait de façon saisonnière, l'hiver, a fait savoir la Ville. L'administration municipale souhaite que les fonds alloués soient étendus tout au long de l'année pour pouvoir retenir les personnes en situation d'itinérance dans les refuges.

Trois cents personnes ont quitté les refuges depuis la fin de l'hiver, selon CARE Montréal.

Si certains établissements ont réduit leur capacité d'accueil, d'autres ont fermé leurs portes. Cette situation risque de pousser beaucoup de sans-abri dans la rue pendant l'été, craint Michel Monette, directeur général de l'organisme qui oeuvre auprès des personnes sans-abri.

Ce qu'on dit aux gens, si vous vous voulez faire des campements, faites de petites tentes, cinq, six personnes, mais pas plus que dix pour éviter la pression médiatique. Selon lui, plus les tentes sont petites, plus qu'elles échappent à la vue et au démantèlement.

À Montréal, les tentes pour personnes sans-abris ont à nouveau fait leur apparition aux quatre coins de la ville. Déjà, les autorités lancent le message : la Ville n'a pas l'intention de tolérer ces campements. Le reportage de Jérôme Bergeron.

Le campement plutôt que le refuge

Les organismes qui luttent contre l'itinérance demandent plus de moyens pour faire face à l'installation de campements pendant la période estivale.

Pour certaines personnes en situation d'itinérance, la vie de campement est préférable à celle en refuge.

Il y a de l'espace en masse, [on pourra faire] du barbecue, lance un homme qui a installé sa tente sur la rue Notre-Dame, dans le secteur Hochelaga-Maisonneuve.

Avec les informations de Jean Philippe Hughes

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !