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Inondations à Hay River : des résidents craignent une contamination au carburant

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Janice Moore, une résidente de Hay River, désigne un baril qui s'est retrouvé sur sa propriété du Canal Ouest après les inondations. Selon elle, la tache sombre devant le baril est la preuve que du pétrole s'est infiltré dans le sol.

Photo : Carla Ulrich / CBC

Radio-Canada

Après les inondations qui ont balayé la communauté de Hay River dans les Territoires du Nord-Ouest, les habitants de la Première Nation West Point et des environs du Canal Ouest s’inquiètent d’une possible contamination au carburant.

Si vous allez autour du Canal Ouest en général, vous pouvez sentir l’odeur du diesel et du carburant, décrit la résidente Janice Moore, qui a retrouvé plusieurs conteneurs de pétrole éparpillés dans sa cour.

Elle avait prévu de commencer un jardin d’herbes sur sa propriété de la zone, mais après y être retournée en bateau pour la première fois, elle s’est aperçue que sa cour était sous 20 centimètres d’eau, avec à la surface, une pellicule huileuse.

Quelques jours plus tard, alors que l’eau s’est retirée, elle a aperçu une tache sombre près de l’un des barils échoués sur son terrain. Il s’agit, selon elle, de la preuve que du carburant s’est répandu dans la terre.

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Janice Moore affirme que ce baril, sur lequel il est écrit "jet fuel", est l'un des nombreux conteneurs de carburant laissés sur sa propriété après les inondations.

Photo : Avec la permission de Janice Moore

Janice Moore explique que le gouvernement ne semble pas essayer de remédier à la contamination dans les zones touchées. Elle se demande pourquoi personne ne procède à des évaluations environnementales officielles et voudrait voir les autorités territoriales excaver le sol contaminé et distribuer des trousses de nettoyage aux habitants.

Quelque chose du genre nous aiderait à retirer le sol [contaminé], à faire face à la situation et la contenir de telle sorte que ça ne fuit pas continuellement dans la terre, dit-elle.

Janice Moore s’inquiète aussi pour la qualité de l’eau consommable qui vient du Grand lac des Esclaves. Elle affirme que les habitants pompent l’eau qui s’est infiltrée dans leur maison et la relâchent dans des fossés. Cette eau, qu'elle soit propre ou non, retourne par la suite jusqu’au lac.

Comme une zone de guerre

Le chef de la Première Nation West Point, Kenny Cayen, croit que restaurer sa communauté demandera beaucoup d’efforts.

Sur la réserve, des bâtiments entiers ont été déplacés, certaines maisons sont encore sous l’eau et il y a des débris partout, comme des bateaux sur une aire de jeux et une camionnette retournée sur le bord de la route.

Une maison entière bloque carrément la route d’accès à quatre propriétés.

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Une camionnette a été renversée à cause de la puissance des inondations, dans la Première Nation West Point, à Hay River.

Photo : Carla Ulrich / CBC

Mon cœur est brisé pour ma communauté. Ça ressemble à une zone de guerre. Il y a des décombres partout et la plupart de ces choses, on ne sait même pas à qui elles appartiennent. J’espère qu’on pourra remettre nos vies sur les rails, soupire Kenny Cayen.

Lundi, la première ministre des T.N.-O., Caroline Cochrane, et le ministre des Affaires municipales et communautaires, Shane Thompson, ainsi que les députés Rocky Simpson, RJ Simpson et Ron Bonnetrouge se rendront à Hay River pour rencontrer la communauté et les dirigeants des Premières Nations afin de discuter du plan de reconstruction post-inondations.

La première ministre et le ministre Thompson devraient s’adresser aux médias aux alentours de 16 h 30.

Avec des informations de Avery Zingel, Liny Lamberink et Carla Ulrich

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