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Essipit tient une première Table de concertation pour la réserve de biodiversité Akumunan

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Observation de l'ours noir à la pourvoirie des Lacs à Jimmy. (archive)

Photo : Sébastien St-Jean

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Des trappeurs, des chasseurs, des villégiateurs, des motoneigistes et des quadistes autochtones et non autochtones se sont rencontrés pour une première fois à Essipit vendredi dans un objectif commun : protéger et mettre en valeur la réserve de biodiversité Akumunan.

C'était la première rencontre de la Table de on de la réserve de biodiversité Akumunan, qui signifie havre en innu.

La réserve de biodiversité en question est située à 60 kilomètres d’Essipit et se situe en plein cœur du Nitassinan, le territoire, de cette communauté innue.

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La superficie de la réserve de biodiversité est de 284 kilomètres carrés, soit un territoire grand comme la moitié de l’île de Montréal.

Photo : Conseil de la Première Nation des Innus Essipit

L’ébauche du plan directeur et du plan d’action a été présentée aux parties prenantes.

Québec avait annoncé le 2 mars dernier qu'il octroyait 300 000 $ aux Innus d'Essipit pour piloter la conservation et la mise en valeur de la réserve de biodiversité Akumunan, créée en 2020.

Le travail de concertation servira notamment à déterminer quels chemins pourraient être fermés pour améliorer la protection du caribou forestier et d’autres espèces vulnérables.

L’agent de recherche en environnement, territoire et activités traditionnelles pour le Conseil de la Première Nation d’Essipit, Ulysse Rémillard, se dit satisfait du déroulement de cette première rencontre. Il explique que la mission du groupe consultatif est de protéger le territoire tout en poursuivant des pratiques en nature.

Évaluer c’est quoi la bonne proportion, parce qu’il faut quand même continuer à utiliser le territoire. Mais en même temps, ne pas aller partout, donc fermer certains chemins aussi. C’est à ça que ça sert la Table de concertation, c’est de concerter tout le monde , explique celui qui est aussi un des coordonnateurs du groupe consultatif.

« On veut récupérer l'habitat du caribou et les forêts anciennes. »

— Une citation de  Ulysse Rémillard, agent de recherche en environnement, territoire et activités traditionnelles pour le Conseil de la Première Nation d’Essipit.

Des forêts comme ça il n’y en a plus tellement, c’est ce qu’on veut préserver pour les générations futures, pour montrer aux jeunes, ça ressemblait à quoi des forêts préindustrielles, souhaite Ulysse Rémillard.

Des groupes de travail tiendront des réunions dans les prochains mois et la prochaine rencontre de la Table de concertation aura lieu en février.

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