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Les citoyens en ont assez de la criminalité dans leur quartier à Moncton

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Un citoyen du quartier ouest de Moncton prend la parole pendant la réunion publique, jeudi soir.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les citoyens du quartier ouest de Moncton se sont vidé le cœur, jeudi soir, pendant une réunion publique concernant les problèmes de criminalité dans leur quartier.

Plus d’une centaine de personnes ont pris part à cette rencontre, la deuxième en une semaine. Dans la foule, il y avait la mairesse Dawn Arnold, des conseillers municipaux, des élus provinciaux et des représentants du Service régional de Codiac de la GRC.

Plusieurs citoyens ont pris la parole pour exprimer leur inquiétude devant l’escalade des cas d’itinérance, de criminalité et de trafic de drogue dans leurs secteurs résidentiels.

Cette participation a satisfait l’organisatrice Kim Christie-Gallant. Elle mentionne avoir amassé plus d’une centaine de signatures d’une pétition demandant une action plus concrète des autorités.

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Kim Christie-Gallant, initiatrice du projet citoyen de protection dans le quartier ouest de Moncton.

Photo : Radio-Canada

Après ces deux rencontres publiques, le conseiller municipal Charles Léger a affirmé qu’il reviendra devant la communauté dans une trentaine de jours pour proposer un plan d’action.

« Depuis deux ans, il y a eu beaucoup de problèmes. Plusieurs voisins sont frustrés et sentent que les autorités n’en font pas assez. Il est temps pour nous de prendre des mesures communautaires. On a entendu dans les réunions les gens partager leurs histoires. Nous sommes contents que le conseil municipal reconnaisse le problème et promet de nous revenir avec un plan d’action. »

— Une citation de  Kim Christie-Gallant, initiatrice du projet citoyen de protection dans le quartier ouest de Moncton

L’assistance a aussi admis le besoin de travailler en cohésion avec les autorités politiques et policières afin de trouver des solutions à ces problèmes récurrents.

Un citoyen a affirmé qu’on pouvait facilement trouver une centaine de seringues usagées traîner dans le quartier par jour. Une autre a fait remarquer la présence quotidienne des trafiquants proches des écoles primaires.

Plusieurs intervenants ont dit ressentir de l’insécurité quand ils se promènent dans les rues.

Des mesures draconiennes

Louis Bourque habite dans le quartier depuis une douzaine d’années. Il a remarqué cette hausse des crimes. Ce signal d’alarme l’a convaincu de prendre des mesures draconiennes et de toujours garer son auto dans le garage, de changer une fenêtre du garage pour une porte d'acier et d’installer des caméras de surveillance.

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Louis Bourque, résident du quartier ouest de Moncton, a pris des mesures draconniennes pour se protéger des voleurs.

Photo : Radio-Canada

J’essaie autant que possible de me protéger. Plusieurs de mes voisins ont été victimes de cambriolage. Ce qui me choque le plus, c’est que tout le monde exprime sa frustration et donne des exemples, mais nous n'avons aucune réponse, dit-il, en suggérant comme solution une meilleure présence policière, des conséquences plus graves pour les criminels et un système d’échange de seringues souillées.

La directrice de l'école Sainte-Bernadette à Moncton, Susanne Léger, a récemment affirmé observer une augmentation de la population itinérante autour de l'établissement scolaire et une hausse des actes de vandalisme. Une seringue souillée a même été retrouvée à proximité de l'école. Pour ces raisons, la direction a annulé l'activité annuelle de nettoyage du quartier pour le Jour de la Terre.

Qu’est-ce que nous pouvons faire en tant que résidents? Que pouvons-nous faire d’autre que d’appeler la GRC?, a-t-elle demandé pendant la rencontre de jeudi.

Une situation exaspérante

Les gens se sentent moins en sécurité, a admis Charles Léger, conseiller du quartier 2 de Moncton, à l’émission La matinale, vendredi. On voit plus de gens vivant dans la pauvreté dans nos rues, plusieurs vols, des problèmes de santé mentale, un manque de logements et une préoccupation au niveau de l’esthétique parce qu’il y a des déchets partout.

Les citoyens du quartier ouest de Moncton désirent davantage de patrouilles dans leurs quartiers. Ils veulent aussi un meilleur engagement des autorités concernées. Ils ont le sentiment que rien ne change et ils sont exaspérés face à ce problème qui perdure.

On comprend la frustration, les gens veulent sentir que les choses vont changer. On peut s’aider entre citoyens. Si on voit une porte de garage ouverte, on peut le signaler au propriétaire. On ne pourra pas tout régler, mais on peut donner de l’espoir, analyse Charles Léger, qui aurait aimé voir davantage de jeunes et de jeunes familles à cette rencontre.

Avec des informations de la journaliste Océane Doucet

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