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Archives

Le frère André : de simple portier à saint homme

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Le frère André est déclaré bienheureux en octobre 2010. Il est le premier homme québécois à devenir saint.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Il y a 40 ans, le 23 mai 1982, le frère André était béatifié à Rome par le pape Jean-Paul II. Il sera canonisé le 17 octobre 2010. Figure emblématique de l’oratoire Saint-Joseph, celui que l’on surnommait « l’homme aux miracles du Mont-Royal » y a fait affluer les foules. Nos archives témoignent que, pour plusieurs croyants, son influence traverse le temps.

Dès 1958 au Vatican, la Sacrée Congrégation des rites fait savoir qu’elle entreprendra des procédures susceptibles de mener à la béatification du frère André. Un tribunal ecclésiastique devra faire enquête sur les miracles imputés au religieux.

La béatification donne droit à un culte public confiné à une certaine région, tandis que la canonisation donne droit au culte universel.

Le 23 mai 1982, le journaliste Réal D’Amour assiste à la cérémonie de béatification à la place Saint-Pierre de Rome.

Reportage de Réal D’Amours sur la cérémonie de béatification du Frère André à Rome. Le bulletin de nouvelles est animé par Louise Arcand.

Le frère André est béatifié avec cinq autres membres des communautés religieuses, dont sœur Marie-Rose (Eulalie Durocher).

Quelque 5000 Québécois se déplacent à Rome pour l’occasion. Des communautés religieuses sont présentes, mais aussi le ministre de l’Éducation du Québec, Camille Laurin, et le maire de Montréal, Jean Drapeau.

L’imposante cérémonie d’une durée de deux heures rassemble 30 000 personnes. C’est Mgr Paul Grégoire qui demande au pape Jean-Paul II de reconnaître bienheureux le frère André.

« Le frère André a dû supporter l’incompréhension et la moquerie à cause du succès de son apostolat, mais il restait simple et jovial en recourant à Saint-Joseph. Il pratiquait lui-même longuement et avec ferveur, au nom des malades, la prière qu’il leur enseignait. »

— Une citation de  Jean-Paul II, 23 mai 1982

Le 17 octobre 2010, à l’occasion de la canonisation du thaumaturge du Mont-Royal, la journaliste Jocelyne Allard se penche sur le parcours du frère André à l’émission Second regard.

Reportage de Jocelyne Allard qui brosse un portrait de la vie du Frère André à l’occasion de sa canonisation par l’Église catholique. Entrevue avec la sociologue Françoise Deroy-Pineau.

Alfred Bessette naît le 9 août 1845 près du village de Saint-Grégoire d’Iberville, à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Montréal. Il devient orphelin à l’âge de 12 ans et pratique plusieurs petits métiers réservés aux gens sans instruction. Après avoir été portier du Collège Notre-Dame, il devient frère de Sainte-Croix à l’âge de 25 ans.

En 1904, il obtient la permission de construire une petite chapelle sur le Mont-Royal en l’honneur de Saint-Joseph, envers qui il porte une grande dévotion.

Dans le reportage, des images d’archives donnent la parole Léopold Lussier, un ami du frère André, qui témoigne de la façon dont procédait l’homme d’Église pour accomplir ses miracles. Il leur disait : frictionnez-vous avec l’huile et la médaille de Saint-Joseph et demandez-lui de vous aider, et je prierai aussi pour votre guérison.

Même si plusieurs le traitent de charlatan, sa foi est tout de même contagieuse. En pleine crise économique, les gens se cotiseront pour aider à la construction de l’oratoire.

L’oratoire deviendra le premier sanctuaire dédié à Saint-Joseph au monde, le pendant du premier sanctuaire dédié à Marie à Lourdes en France.

Dans le reportage de Second Regard, la sociologue Françoise Deroy-Pineau, auteure de trois ouvrages sur le frère André, mentionne qu’il rassemblait les foules au même titre qu’un champion sportif ou un politicien.

Le 6 janvier 1937, aux funérailles du frère André, un attroupement sans précédent afflue vers l’oratoire Saint-Joseph. Les croyants s’approchent tour à tour du cercueil pour rendre un dernier hommage à ce petit homme à qui on attribue des miracles de guérisons.

« Le phénomène du frère André est enraciné dans la culture populaire québécoise, et il continue à vivre en dépassant la culture populaire québécoise puisque maintenant, l’oratoire Saint-Joseph est devenu un microcosme du monde entier, et les gens du bas de la Côte-des-Neiges, qui représentent tous les pays du monde, montent à l’oratoire le dimanche notamment. »

— Une citation de  Françoise Deroy-Pineau
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