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Arrestation musclée à Québec : une poursuite de 180 000 $ contre le SPVQ

Portrait du jeune homme, qui a l'oeil gauche enflé et rouge. Il y a également une petite entaille sous celui-ci.

Pacifique Niyokwizera a été blessé à un oeil à la suite de son arrestation.

Photo : Gracieuseté

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La famille de Pacifique Niyokwizera réclame 180 000 $ à la Ville de Québec et à son service de police pour l'arrestation « injustifiée » du jeune homme survenue sur la Grande Allée en novembre dernier.

Âgé de 18 ans lors des faits, Pacifique Niyokwizera avait été arrêté à la sortie du bar le Dagobert par des policiers du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) dans la nuit du 26 au 27 novembre 2021.

Une dispute, dont les circonstances restent à éclaircir, a éclaté entre les agents du Groupe de relation et d’intervention policière auprès de la population (GRIPP) et un groupe de jeunes dont faisait partie M. Niyokwizera.

Lors de l'altercation, les policiers auraient maintenu le jeune homme au sol et l'auraient roué de coups jusqu'à lui causer une commotion cérébrale et des tuméfactions importantes au visage, dont un œil ensanglanté et boursouflé, peut-on lire dans la demande introductive d'instance dont Radio-Canada a obtenu copie.

Une vidéo de l'arrestation avait fait le tour des réseaux sociaux et avait relancé le débat sur le profilage racial et l'usage de la force lors d'interventions policières.

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Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent un policier frapper à plus d'une reprise un jeune homme cloué au sol.

Photo : Instagram

La ministre Geneviève Guilbault a mandaté le Commissaire à la déontologie policière afin d'enquêter sur cette affaire.

Les cinq policiers impliqués dans l'arrestation avaient été suspendus. Tous sont depuis retournés au travail.

Selon le Journal de Québec, Pacifique Niyokwizera aurait été arrêté en lien avec des accusations d’agression sexuelle et de contacts sexuels sur une personne d'âge mineure, quelques mois après les événements.

Profilage racial

L'avocat de la famille de M. Niyokwizera, Me Fernando Belton, estime que les policiers n'avaient aucune raison valable d'arrêter le jeune homme en novembre 2021.

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L’avocat de Pacifique Niyokwizera, Fernando Belton (photo), croit que son client a été victime de profilage ethnique.

Photo : Radio-Canada

On parle d'une arrestation qui est sans fondement, d'une arrestation qui est injustifiée dans les faits, d'une arrestation pour laquelle un policier n'a ni soupçon raisonnable ni motif raisonnable de croire qu'une infraction a été commise a-t-il indiqué.

Il plaide également que le jeune homme noir a subi un préjudice en raison de la couleur de sa peau.

Les motifs de désordre public allégués par les policiers afin de justifier l'arrestation ne sont que des prétextes au véritable motif qui, selon lui, est lié à la race, écrit-il dans la demande introductive d'instance.

Les policiers auraient notamment suggéré au jeune homme de retourner à Montréal lors de l'arrestation, un commentaire à connotation raciste, selon Me Belton.

Les plaignants, qui incluent la mère et les deux soeurs de M. Niyokwizera, réclament un montant total de 180 000 $ à la Ville de Québec pour les blessures, troubles, stress et inconvénients qui découlent de cette arrestation.

Le Service de police de la Ville de Québec n'a pas voulu commenter, puisque le Commissaire à la déontologie policière enquête toujours sur les événements.

En décembre, des policiers avaient confié à Radio-Canada que les agents en fonction le soir des événements auraient reçu une pluie d'insultes de la part des jeunes, en plus d'être visés par des crachats et des coups.

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