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Si vous visitez Kejimkujik, attention de ne pas ramener un puceron destructeur

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Branche de pruche infestée par le puceron lanigère.

Photo : Gracieuseté : Parcs Canada

Radio-Canada

Le personnel du parc national et lieu historique Kejimkujik demande aux visiteurs de redoubler de prudence pour ne pas ramener accidentellement à la maison un minuscule insecte destructeur.

Le parc essaie de limiter la propagation du puceron lanigère de la pruche, un insecte envahissant originaire du Japon qui menace certaines des forêts les plus anciennes du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

« S'ils tombent sur un oiseau ou le manteau d'une personne, ils peuvent parcourir de longues distances et survivre. »

— Une citation de  Dave Ireland, chef de projet au parc national et lieu historique Kejimkujik

Ce que nous espérons, c'est que les gens reconnaissent qu'ils peuvent attraper par inadvertance certains de ces insectes sur leurs vêtements ou leurs véhicules, explique Dave Ireland, chef de projet à Kejimkujik.

Il exhorte les campeurs à laver leurs vêtements et à essuyer leur équipement lorsqu'ils partent, surtout s'ils prévoient visiter d’autres forêts de pruche.

Il précise qu'un rouleau anti-peluches sur les vêtements fait souvent l'affaire.

À l'heure actuelle, le petit insecte est en grande partie confiné au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, mais Dave Ireland croit que ce n’est qu'une question de temps avant qu'il ne finisse par infecter les arbres d'Halifax.

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Dave Ireland est gestionnaire de projet au parc national et lieu historique Kejimkujik.

Photo : Radio-Canada / Diane Paquette

Nous devons faire passer le message que cette créature se déplace et les gens peuvent aider à freiner sa propagation, dit-il.

Injecter des arbres avec un insecticide

Le personnel du parc a aussi commencé à injecter certaines des pruches de Kejimkujik avec un produit appelé IMA-jet qui tue ce puceron.

Dave Ireland explique que cette décision d'utiliser un pesticide est venue après une longue évaluation de l'impact environnemental et en consultation avec les communautés mi'kmaw.

Ce petit insecte minuscule est un gros problème ici, dit l’écologiste du parc Matthew Smith.

« Il aspire les nutriments et la sève des arbres. »

— Une citation de  Matthew Smith, écologiste

Matthew Smith et le personnel du parc forent des trous d'environ trois pouces dans un certain nombre d'arbres et injectent l'insecticide à l'aide d'un instrument spécial qui ressemble à un pistolet à colle.

Cette technique garantit que le système vasculaire absorbe le pesticide.

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L'écologiste du parc, Matthew Smith, injecte un insecticide qui tue le puceron pour tenter de sauver ces arbres.

Photo : Radio-Canada / Diane Paquette

Le traitement est censé protéger les arbres pendant environ cinq à sept ans.

Parcs Canada identifie les arbres injectés pour les surveiller et ajouter du pesticide au besoin.

Le plan est de traiter environ cinq ou six lots de pruches afin de préserver l’espèce dans le parc pour les prochaines générations.

Mais, soyons honnêtes, nous allons voir beaucoup de pruches mourir et nous devons accepter ça, admet Dave Ireland.

Il rappelle aux Néo-Écossais de signaler toutes observations de l'insecte à l'Agence canadienne d'inspection des aliments ou d'envoyer un courriel à hwa@nshemlock.ca pour faciliter la lutte contre ce puceron.

Avec les informations d'Emma Smith, de CBC

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