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Port-Cartier s’attaque aux insectes piqueurs

Une mouche noire s'apprête à mordre un bout de peau.

Les mouches noires peuvent être particulièrement voraces (archives).

Photo : Creative Commons

Radio-Canada

Avec le dégel du printemps viennent les hardes de mouches noires et de moustiques sur la Côte-Nord. Pour faire face à ce désagrément, Port-Cartier s’attaque aux larves de ces insectes piqueurs dans les limites de son territoire urbain.

Ça fait une trentaine d'années que GDG Environnement traite annuellement le territoire de la municipalité, qui est l'un de ses plus anciens clients.

L’entreprise utilise un insecticide biologique qui s’attaque directement aux larves des mouches et moustiques.

On procède à une analyse cartographique des sources d’insectes piqueurs. Les moustiques viennent des eaux stagnantes, et les mouches noires viennent des cours d’eau, comme les rivières, a expliqué au micro de Bonjour la Côte, le biologiste et vice-président au développement des affaires chez GDG environnement, Richard Vadeboncoeur.

Un secteur calme de la rivière Magpie, à l'automne.

Les nombreuses rivières de la Côte-Nord sont des endroits idéals pour la prolifération des mouches noires (archives).

Photo : Radio-Canada

Les moustiques et les mouches peuvent se déplacer sur plusieurs kilomètres. Ça oblige l'entreprise à élargir son champ d'action dans les rivières et marais des alentours.

Selon la fonte des neiges et la pluviométrie, ces endroits peuvent toutefois changer.

S’il y a un marais permanent, il n'y aura pas beaucoup de variabilité d’année en année. La source est permanente. Alors que si ce sont de petites mares en fonction de la fonte des neiges ou de la pluie, ça peut varier d’une année à l'autre, ajoute M. Vadeboncoeur.

Frapper au bon moment

Pour que le processus soit efficace, il est nécessaire d'agir au bon moment.

Le produit biologique doit être déployé à un stade très précis du développement larvaire, où l’insecte se nourrit.

Les larves doivent manger le produit pour se couper l’intestin. Si on le met au moment où les larves ne se nourrissent plus, ou trop tôt, il n’y a aucun effet , explique le biologiste de GDG.

Des effet sur la faune?

Au fil des années du déploiement du produit biologique, les effets sur la faune ont été largement étudiés.

La quantité de nourriture à disposition des poissons ne serait pas modifiée malgré l'utilisation de l'insecticide.

La larve meurt juste avant qu'elle ne passe à son stade adulte et reste alors dans l'eau. Les poissons consommeraient ensuite ces larves, sans effet sur leur propre santé.

La diminution du nombre d'insectes en vol en raison de cette mortalité n'aurait qu'un effet négligeable sur les insectivores aériens comme les hirondelles et chauves-souris, selon le biologiste.

Une chauve-souris sur un arbre.

Les chauves-souris préféreraient plutôt les proies plus grosses et nourrissantes (archives).

Photo : Avec la permission de Cory Olson

On constate que les insectivores aériens mangent des proies beaucoup plus grosses. Les gains énergétiques ne sont pas là dans la mouche noire. Il n’y a pas de prédateur aérien qui va en souffrir, assure Richard Vadeboncoeur.

Le produit utilisé par l'entreprise n'aurait pas non plus d'effet sur les autres insectes. Seuls les moustiques et les mouches seraient ciblés.

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