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Des résidents de La Pêche manifestent contre le projet de loi 96

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Manifestation à La Pêche contre le projet de loi 96.

Photo : Radio-Canada / Patrick Louiseize

Radio-Canada

Une vingtaine de résidents de La Pêche se sont emparés de la rue, vendredi, pancartes à la main, pour manifester contre le projet de loi 96.

Le projet de loi 96 est une pièce législative phare du gouvernement de François Legault. Elle doit être adoptée sous peu et vise à réformer la Charte de la langue française.

Afin de s’assurer que le français soit la langue officielle et commune du Québec, le gouvernement imposerait de nouvelles obligations en matière de francisation aux entreprises de 25 à 49 employés. Une disposition obligerait également les étudiants anglophones à suivre trois cours de français au niveau collégial.

Il est devenu de plus en plus clair que le projet de loi 96 [sera] une loi discriminatoire déguisée, a affirmé l’organisatrice de la manifestation, Kate Greenland. 

Les plus récentes informations sur la question montrent bien que le projet de loi va au-delà du simple encouragement à parler français. Dans les faits, il pénalise activement quiconque ne parle pas français.

« Nous sommes à risques de perdre des étudiants, des entreprises et des personnes qui ne parlent pas français. »

— Une citation de  Kate Greenland, organisatrice de la manifestation

Nous somme une petite communauté anglophone tissée serrée, localisée dans une magnifique province que nous aimons, affirme Carly Woods, mais je trouve important d'être servi dans sa langue primaire.

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Manifestation à La Pêche contre le projet de loi 96.

Photo : Radio-Canada / Patrick Louiseize

Mme Woods est particulièrement opposé aux nouvelles règles entourant les cégeps — c'est ridicule — et au contrôle du nombre d'enfants ayant le droit de fréquenter une école anglaise — c'est hors de ce monde.

Pour les services de santé, il est très important selon elle d'être servi dans la langue de son choix.

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Une vingtaine de manifestants attendaient le ministre responsable de la région de l'Outaouais, Mathieu Lacombe, de pied ferme.

Photo : Radio-Canada / Rebecca Kwan

Les manifestants ont tenu à ce que la manifestation soit pacifique. Ils ont profité de la présence de quatre élus de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans la région de Masham, vendredi matin, pour faire part de leur mécontentement.

Gilles Bélanger, Robert Bussière, Mathieu Lévesque et Mathieu Lacombe, respectivement députés d’Orford, de Gatineau, de Chapleau et de Papineau sont dans la région pour faire une annonce sur l’Internet haute vitesse.

« C’est bien noté. »

— Une citation de  Mathieu Lacombe, ministre responsable de la région de l'Outaouais

À son arrivée, Mathieu Lacombe, qui est aussi ministre de la Famille et ministre responsable de la région de l'Outaouais, s'est entretenu quelques minutes avec les manifestants. Il a accepté de prendre avec lui la pétition signée que lui a tendue une manifestante et a dit : C'est bien noté.

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Le ministre responsable de l'Outaouais a reçu des mains d'une manifestante une pétition contre projet de loi 96.

Photo : Radio-Canada / Patrick Louiseize

Les citoyens ont le droit de s'exprimer, ce n'est certainement pas moi qui les blâmerai de faire une manifestation, a-t-il réagi en marge de son annonce.

Cela dit, je trouve qu'il y a beaucoup de désinformation autour du projet de loi 96 qui ne brime pas la liberté, qui n'empêche pas d'offrir des soins de santé aux Anglo-Québécois et qui ne les empêche pas d'étudier dans leur langue.

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L'ancienne mairesse de Chelsea et candidate libérale Caryl Green s'est adressée aux manifestants.

Photo : Radio-Canada / Rebecca Kwan

L'ancienne mairesse de Chelsea et candidate libérale dans la circonscription de Gatineau, Caryl Green, s'est aussi entretenue avec les manifestants, vendredi matin. Elle a été approchée par les organisateurs qui ont sollicité son appui.

« Ils sentent qu'ils n'ont pas l'écoute de notre député et de la CAQ. Ils veulent que les préoccupations de la région soient emmenées à l'assemblée nationale. »

— Une citation de  Caryl Green, ex-mairesse de Chelsea et candidate libérale dans la circonscription de Gatineau

Mme Green a déjà indiqué dans le passé que la protection de la langue française est importante, mais que cela ne devait pas se faire en coupant des services aux anglophones. Elle a sensiblement répété ces propos aux résidents réunis sur place.

La candidate libérale trouve que le projet de loi comporte beaucoup de restrictions qui vont faire que c'est difficile d'avoir un développement durable dans la province.

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