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L’hôpital pour enfants IWK déborde alors que le mandat de masque à l’école prend fin

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Le mandat du masque obligatoire dans les écoles de la Nouvelle-Écosse prendra fin mardi.

Photo : belga mag/afp via getty images / Eric Lalmand

Le chef de la pédiatrie du plus grand hôpital pour enfants en Atlantique dit que son établissement déborde alors que le gouvernement de la Nouvelle-Écosse permet aux élèves de ne plus porter de masques dans les écoles à partir de la semaine prochaine.

Le Dr Andrew Lynk dit que les pédiatres de toute la province espéraient que le port du masque dans les écoles serait obligatoire jusqu'à la fin de l'année scolaire pour empêcher une augmentation du nombre d'enfants hospitalisés avec la COVID-19 ou toute autre maladie respiratoire.

« Notre service d'urgence et nos chambres sont juste pleins à craquer en ce moment »

— Une citation de  Dr Andrew Lynk, chef de la pédiatrie à l'hôpital IWK

C'est stressant pour les parents qui viennent aux urgences et ne peuvent pas faire voir leurs enfants parce qu'ils attendent des heures et des heures et des heures, explique le pédiatre.

Le gouvernement provincial a annoncé que le mandat du masque à l’école prendrait fin le 24 mai. La Nouvelle-Écosse est la dernière province à retirer l’obligation du masque à l’école.

Le port du masque toujours encouragé

La ministre de l'Éducation, Becky Druhan, reconnaît que le port du masque a aidé les écoles à atténuer l'impact de la dernière vague de COVID-19, mais elle croit qu’avec un printemps plus chaud qui permet aux classes de passer plus de temps à l'extérieur, il était temps de reconsidérer le mandat.

Le masque est facultatif, dit la ministre. Mais c'est fortement recommandé.

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Becky Druhan, ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance en Nouvelle-Écosse et députée de Lunenburg-Ouest, le 12 octobre 2021 à Halifax.

Photo : CBC / Robert Short

Pour beaucoup de parents, la nouvelle a été d’un grand soulagement.

Avec 5 enfants portant des lunettes [le masque] est un défi pour eux, dit Laura Fortin. Elle ajoute que sa famille a contracté la Covid-19 durant le dernier mois malgré le port du masque N95 et donc elle va laisser à ses enfants le droit de choisir.

Mais pour Grabriella Brunetti, qui est maman d’un jeune garçon en plus d’être infirmière praticienne, la fin du mandat du port du masque dans les écoles est plus inquiétante.

Comme tout le monde, nous en avons marre de porter des masques, mais nous continuerons avec cette pratique pour le moment, partage-t-elle.

En tant que professionnelle de la santé, elle a été témoin de l'efficacité du masque pour réduire la propagation du virus et elle trouve le nombre de cas de COVID-19 présentement alarmant.

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Le Dr Andrew Lynk espérait que le port du masque dans les écoles serait obligatoire jusqu'à la fin de l'année scolaire.

Photo : Gracieuseté : novascotia.ca

Le Dr Lynk, qui est également chef et président du département de pédiatrie de l'Université Dalhousie, dit que c’est une période stressante pour les travailleurs de la santé. Nombreux sont malades ou ont été exposés à la COVID-19.

Même si l'hôpital IWK compte très peu de patients hospitalisés liés à la COVID-19, le service d'urgence traite un volume inhabituellement élevé de personnes qui souffrent de virus respiratoires.

Notre préoccupation est qu'avec le retrait des masques, nous pourrions voir une nouvelle augmentation du nombre de patients aux urgences, dit-il. Il aimerait voir plus d'enfants vaccinés.

Nous recommandons fortement à tous les élèves et au personnel de continuer à porter des masques jusqu'à la fin du trimestre scolaire, dit le Dr Lynk. Ça aidera à protéger non seulement les élèves, mais aussi leurs camarades de classe, leurs enseignants, leurs familles, et le système de santé.

Syndicat inquiet

Le président du syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse, Paul Wozney, dit que la pression sur le personnel enseignant est déjà élevée.

Allons-nous voir une augmentation des taux déjà élevés de COVID pour les étudiants et le personnel qui exacerbera une fin d'année scolaire réussie, demande-t-il. Il aurait aimé que le ministère de l'Éducation consulte le syndicat avant de mettre fin au port du masque obligatoire.

Il craint que le port du masque facultatif mène à des conflits dans les salles de classe.

Avec les informations de CBC

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