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Pourrait-il y avoir des cas de variole du singe en Estrie?

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Une section de tissu cutané, récoltée à partir d'une lésion sur la peau d'un singe infecté par le virus.

Photo : Reuters / Centres pour le contrôle et la prévention des maladies

Radio-Canada

Le ministère de la Santé et des Services sociaux a annoncé jeudi que deux premiers cas de variole du singe ont été confirmés au Québec, et une vingtaine d'autres cas sont actuellement à l’étude. La maladie est connue de longue date, mais pour la première fois, elle aurait été transmise d'un humain à un autre. Une possible contagion qui fait dire au Dr Alex Carignan qu'il est « possible qu’il y ait des cas éventuellement en Estrie ».

Les symptômes d'une personne infectée à la variole du singe consistent en des lésions cutanées, de la fièvre, des ganglions enflés et des douleurs musculaires.

Connu depuis des centaines d’années le virus est habituellement une zoonose, c'est-à-dire qu'il se transmet généralement des animaux à l’être humain. Ce qui est particulier, c’est qu’il semble y avoir une certaine transmission interhumaine, explique le microbiologiste-infectiologue au CIUSSS de l'Estrie - CHUS. Ça semble se présenter de façon différente de ce que l’on pouvait voir auparavant, c’est-à-dire que ça se présente un peu comme une infection transmissible sexuellement avec des lésions au niveau génitales.

De nombreux cas ont été observés chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, ajoute le e Dr Carignan, qui précise toutefois qu’il ne s’agit pas d’une infection transmise sexuellement et par le sang. Les personnes infectées peuvent cependant porter le masque et recouvrir leurs lésions pour protéger leur entourage.

Le Dr Carignan se veut rassurant  : ce virus serait moins grave que son cousin, la variole, une maladie aujourd'hui éradiquée qui était hautement mortelle. Généralement c’est peu sévère. Les lésions cutanées peuvent quand même être très impressionnantes. Il explique que la majorité des patients guérissent sans traitement. Lorsqu’on voyait davantage de cas en Afrique, il y avait quand même une certaine mortalité, mais qui était surtout liée au fait que les gens étaient très malades et souvent dénutris à la base.

Lors d’une éclosion survenue aux États-Unis au début des années 2000, aucun décès n’avait d'ailleurs été rapporté.

« Le laboratoire de santé publique a envoyé des messages à tous les médecins pour s’assurer que tout le monde soit bien au courant de la maladie, mais aussi bien au fait de comment la diagnostiquer, comment faire les prélèvements afin que les diagnostics soient faits de façon précise. »

— Une citation de  Dr Alex Carignan, microbiologiste-infectiologue au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

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