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Prix de l’essence : match nul à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick

Une pompe à essence dans une station-service.

Conservateurs et libéraux au Nouveau-Brunswick bloquent l'un l'autre leur motion respective sur le prix de l’essence (archives).

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Radio-Canada

Le gouvernement progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick et l’opposition libérale ont présenté chacun de leur côté une motion sur le prix de l’essence, jeudi, mais ils ont tous les deux empêché que celle de l’autre fasse l’objet d’un débat.

Le prix maximal autorisé pour l’essence ordinaire libre-service dans la province a atteint un sommet jeudi, à 2,12 $ le litre, mais il a baissé à 2,03 $ vendredi.

Les deux motions n’étaient pas contraignantes. Les libéraux ont empêché que celle des conservateurs, qui portait sur la taxe carbone du fédéral, soit débattue. Les conservateurs ont aussi bloqué la motion des libéraux, qui portait sur la taxe provinciale sur l’essence.

Le député vert Kevin Arseneau dit être très découragé par la médiocrité que son parti voit à l’Assemblée législative.

Selon lui, il n’est pas indispensable de voter sur une mesure d’aide aux consommateurs. Il dit qu’il est bien d’en débattre, mais il juge que l’Assemblée perd son temps depuis une semaine.

Deux motions concurrentes

La motion conservatrice déposée par le député Jeff Carr demandait à l’Assemblée de presser le gouvernement fédéral de suspendre sa taxe carbone de 11 ¢ le litre d’essence pour donner un répit aux consommateurs. Celle des libéraux demandait au gouvernement de Blaine Higgs de suspendre plutôt la taxe provinciale de 10,87 ¢ le litre pour quatre mois.

Blaine Higgs devant des drapeaux.

Blaine Higgs, premier ministre du Nouveau-Brunswick, estime que le répit doit provenir d'une suspension de la taxe carbone imposée par Ottawa (archives).

Photo : Radio-Canada

Selon les règles des procédures, toute motion requiert un préavis de 48 heures pour être débattue. Puisque l’Assemblée ne siège pas la semaine prochaine, il fallait attendre au mois de juin à moins que les députés acceptent à l’unanimité d’éliminer les 48 heures d’attente. Mais dans les deux cas, certains députés s’y sont opposés.

Le chef intérimaire du Parti libéral, Roger Melanson, affirme que la motion de son parti était la meilleure parce que M. Higgs a déjà demandé à Ottawa de suspendre la taxe carbone et essuyé un refus. M. Melanson dit vouloir que le gouvernement agisse immédiatement pour réduire l’impact du prix de l’essence à la pompe.

Roger Melanson devant des drapeaux.

Roger Melanson, chef intérimaire du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, estime que c'est au gouvernement Higgs de prendre des mesures immédiates (archives).

Photo : Radio-Canada

Blaine Higgs affirme pour sa part qu’il a été le premier à parler d’une motion sur le prix de l’essence, mardi, et que celle des libéraux n’avait pour but que de neutraliser celle de son parti.

Il ajoute que la seule solution serait une politique nationale reconnaissant que la pénurie mondiale d’énergie touche le Canada en partie à cause de certaines politiques du fédéral et que le tout est accentué par la guerre en Ukraine.

La motion conservatrice ne faisait toutefois nulle mention de la situation mondiale ni de la guerre.

D’après un reportage de Jacques Poitras, de CBC

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