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Une politique de vérification d’identités autochtones à l’Université de la Saskatchewan

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Une équipe spéciale demandera l'approbation de cette politique le mois prochain.

Photo : CBC / Don Somers

Radio-Canada

L’Université de la Saskatchewan adopte une nouvelle politique pour vérifier les identités autochtones des étudiants, employés et professeurs qui postulent pour des programmes et des emplois destinés aux Autochtones au sein de l’institution.

Cette politique sera gérée par une équipe spéciale et vise à s'assurer que ces programmes et les fonds destinés aux Autochtones soient attribués aux personnes de ces communautés.

La mesure entre en vigueur à partir de la rentrée en automne et intervient après que plusieurs professeurs à travers le Canada n’ont pas pu prouver leurs identités autochtones.

L’une de ces professeurs est Carrie Bourassa qui a été mise en congé sans solde par l’Université de la Saskatchewan après que ses revendications sur ses identités en tant que Métisse, Anichinabée et Tlingit ont été remises en question.

Des décisions prises de concert avec la communauté autochtone

Un membre de la Nation métisse de la Saskatchewan et représentant de la Faculté Johnson Shoyama Graduate School of Public Policy, Kurtis Boyer affirme que plusieurs communautés autochtones ont été consultées avant que cette politique ne soit adoptée.

Il estime que ceci est un pas dans la bonne direction pour rebâtir les relations entre les communautés autochtones et les institutions postsecondaires.

« Je pense que le but de chaque personne autochtone quand elle fréquente des universités est de transmettre leur savoir, de protéger et de faire partie du processus de reprendre possession des histoires, de la culture et de l’héritage de ces institutions. »

— Une citation de  Kurtis Boyer, membre de la Nation métisse de la Saskatchewan et représentant de la faculté Johnson Shoyama Graduate School of Public Policy

La vice-doyenne par intérim de l’engagement des Autochtones à l’Université de la Saskatchewan, Angela Jaime, affirme pour sa part que cette politique ne cherche pas à trancher sur l’identité des personnes.

« Nous n’utilisons pas le terme d’identité dans le travail que nous menons. Nous voulons seulement des documentations prouvant leurs appartenances et leurs affiliations aux communautés autochtones. »

— Une citation de  Angela Jaime, vice-doyenne par intérim de l’engagement des Autochtones à l’Université de la Saskatchewan

Selon Angela Jaime, ces démarches sont importantes pour s’assurer que les personnes autochtones reçoivent les ressources qui leur reviennent de droit et pour empêcher de futures revendications frauduleuses.

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