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Les infirmières des foyers de soins gagneront autant que celles des hôpitaux

Avec des mois de retard, l’association des foyers de soins a enfin ratifié la convention collective négociée l’hiver passé.

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Une nouvelle convention collective avait été négociée l'hiver dernier.

Photo : Associated Press / Jean-Francois Badias

Radio-Canada

Après avoir haussé le ton en début de semaine, le syndicat qui représente les infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick exprime vendredi sa satisfaction de voir que l’entente négociée l’hiver dernier avec l’association des foyers de soins de la province a enfin été ratifiée par cette dernière.

Tous les membres de l’Association des foyers de soins du Nouveau-Brunswick ont maintenant ratifié le nouveau contrat de travail des infirmières qui travaillent dans ce type d’établissement, a annoncé jeudi en fin de journée le directeur de cette association, Michael Keating.

Dans un entretien téléphonique vendredi, la présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick (SIINB), Paula Doucet, a confirmé que la nouvelle convention collective assure aux infirmières travaillant dans les foyers de soins la même rémunération que celles qui travaillent dans les hôpitaux.

« Je suis contente que ce soit enfin signé. Nous pouvons maintenant aller de l'avant pour améliorer les conditions de travail, le recrutement et la rétention des infirmières. »

— Une citation de  Paula Doucet, présidente du syndicat

Le nouveau contrat de travail rétablit donc une équivalence entre les salaires qui n’existait plus. Historiquement, ils étaient sur un pied d’égalité pour éviter un exode massif d’un lieu de travail à un autre pour obtenir un salaire plus élevé, explique Paula Doucet.

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Paula Doucet, présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau‑Brunswick, en 2020

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Avec des salaires plus bas, il était impossible d’avoir une bonne stratégie pour convaincre les infirmières de travailler en foyers de soins, selon le syndicat.

Dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre dans le domaine de la santé, le règlement de l’entente dans les foyers de soins rendra ces milieux de travail plus attrayants pour les infirmières et les nouvelles diplômées, a mentionné vendredi Paula Doucet.

Des milliers de dollars en paye rétroactive

Le nouveau contrat de travail donne aux infirmières et infirmiers des foyers de soins une augmentation de 14,5 % sur cinq ans.

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Michael Keating en entrevue par webcam, vendredi

Photo : Radio-Canada

Il a fallu trois ans pour négocier cette entente qui vient à échéance le 31 décembre 2023. Paula Doucet souhaite que la négociation de la convention collective qui suivra se fasse plus rapidement.

Michael Keating, le directeur de l’Association des foyers de soins du Nouveau-Brunswick, a affirmé jeudi que chaque infirmière travaillant dans ces établissements pourrait bientôt recevoir plusieurs milliers de dollars en salaire rétroactif.

Le salaire moyen d’une infirmière [syndiquée et travaillant à temps plein] est maintenant de plus de 80 000 $. Si la paie rétroactive est de 10 %, cela veut dire environ 8000 $, a avancé M. Keating.

Les hésitations de l’association dénoncées

En début de semaine, le Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick avait élevé la voix, accusant l’Association des foyers de soins de se traîner les pieds et de ne pas présenter le nouveau contrat de travail.

Une nouvelle convention collective avait été négociée le 10 février. Nous sommes maintenant le 16 mai, et nous attendons toujours que notre homologue termine son travail et la fasse ratifier par leurs membres, avait alors affirmé Maria Richard, la vice-présidente du syndicat.

Selon Michael Keating, l'association a pris du temps à ratifier l'entente, parce que les gestionnaires des foyers de soins avaient des inquiétudes au sujet de la rémunération des travailleurs qui font des heures supplémentaires.

C'était devenu problématique en termes de financement pour les foyers de soins, a-t-il affirmé.

Vendredi, Paula Doucet, la présidente du syndicat, a mentionné que ce délai demeure inexplicable, car les deux parties s’étaient entendues sur tous les détails, y compris les heures supplémentaires, à la table des négociations l’hiver dernier.

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