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En Colombie-Britannique, la pénurie de main-d’oeuvre frappe le secteur de la restauration

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La boulangerie-pâtisserie Faubourg, à Vancouver, a dû réduire ses heures d'ouverture et ses menus en raison d'un manque de personnel.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

À l'approche de la saison estivale, les restaurateurs de la Colombie-Britannique peinent à trouver des employés. En cause, une pénurie de main-d'œuvre accentuée par la pandémie de COVID-19 et la baisse d'attractivité du secteur, qui forcent les employeurs à s'adapter.

Dans la salle à manger de Maxine's Café et Bar, les employés chargés du service aux tables s'affairent, tout comme le chef en cuisine. En sous-effectifs, ils sont toutefois plus stressés et plus sollicités.

Pour répondre à la demande qu'il estime redevenue normale après des mois de pandémie, Alain Canuel, le gérant de l'établissement, est à la recherche de six nouveaux employés.

« On en embauche trois, on en perd un. Souvent à cause des salaires. C'est de plus en plus difficile d'être compétitif. Mais, cette fois-ci, c’est du jamais vu pour moi »

— Une citation de  Alain Canuel, gérant de Maxine's Café et Bar

Ça n’a jamais été aussi difficile de trouver des gens à tous les niveaux, que ce soit des gestionnaires, des hôtesses ou des serveurs, explique Alain Canuel.

À la boulangerie-pâtisserie Faubourg, le propriétaire, Franck Point, cherche à pourvoir 15 postes pour la production et le service de ses trois succursales et sa cuisine centrale. En 11 ans de métier sur le marché de Vancouver, c’est la première fois, dit-il.

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Pour répondre à la demande qu'il estime redevenue normale après des mois de pandémie, Alain Canuel, le gérant de l'établissement, est à la recherche de six nouveaux employés.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

C’est une situation stressante. Dans un métier comme le mien, on met la barre à un certain niveau de qualité, et lorsqu’on n’est pas en mesure d'offrir un service rapide, d'avoir un produit de qualité bien présenté, on a un stress par rapport à cela, poursuit Franck Point.

Pour s’adapter, les restaurateurs revoient leur carte à la baisse et réduisent les heures et les quarts de travail. D’autres essayent d'être plus attractifs sur le marché de l'emploi, en proposant des avantages sociaux, comme des assurances pour des soins de santé.

Nous devons améliorer l'environnement de travail, essayer de réduire le stress autant que possible, d'offrir plus de flexibilité, d'offrir quelque chose que les autres, comme nos concurrents, n'offrent pas , explique Franck Point.

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À la boulangerie-pâtisserie Faubourg, le propriétaire, Franck Point, cherche à pourvoir 15 postes pour la production et le service de ses trois succursales et sa cuisine centrale.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Mais le mal est profond. Selon Ian Tostenson, PDG de l'Association des restaurateurs et des services alimentaires de la Colombie-Britannique, le secteur a perdu environ 35 000 personnes depuis le début de la pandémie.

Beaucoup de gens ont quitté l'industrie parce qu'il n'y avait pas d'emplois stables, explique Ian Tostenson. Ils sont allés dans la technologie, dans les soins de santé ou sont retournés à l'école. Donc, maintenant, tout le monde est en concurrence pour être le meilleur employeur, pour attirer les gens.

Il qualifie cette pénurie de main-d'œuvre de crise, tout en reconnaissant que les restaurateurs ont changé leurs critères d'embauche, en enrôlant des salariés plus jeunes, mais avec moins d'expérience.

D'habitude, l'association de l'industrie compte aussi sur un nouvel afflux de travailleurs étrangers qualifiés. Toutefois, cet espoir risque d'être déçu en raison du retard pris par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada dans le traitement des demandes depuis deux ans.

C'est pour cette raison que nous parlons de crise, souligne Ian Tostenson. Auparavant, il fallait cinq mois pour obtenir un travailleur qualifié. Maintenant, il faut plus d'un an. Pour moi, c'est inacceptable.

Avec les informations de Wildinette Paul et de Janella Hamilton

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