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Étudiants étrangers : des mesures qui réjouissent le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue

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Le campus du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue à Rouyn-Noranda.

Photo : Crédit photo / Hugo Lacroix

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Le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue se réjouit des nouvelles mesures visant à favoriser le recrutement d’étudiants étrangers dans les régions.

Le ministre du Travail et de l’Immigration, Jean Boulet, a annoncé jeudi que 80 millions de dollars sur quatre ans serviront à couvrir ou réduire les frais de scolarité des étudiants étrangers qui fréquenteront un établissement postsecondaire en français en région à compter de l’automne 2023.

Je pense que ça amène une capacité de recrutement plus grande pour le Cégep. Le ministère va venir couvrir les frais de scolarité des étudiants qui n’avaient pas la gratuité scolaire. Les territoires français, la Guadeloupe, l’Île de la Réunion et la France avaient déjà la gratuité scolaire. Là, on ajoute les étudiants de l’Afrique, de la Suisse et de la Belgique, qui verront leurs frais de scolarité être annulés. Ça représente en moyenne pour un étudiant, dépendant du programme, entre 12 et 18 000 dollars par année au collégial, fait valoir Sylvain Blais, directeur général du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue.

Pour bénéficier de cette nouvelle mesure, les étudiants étrangers devront s’inscrire à temps plein dans les secteurs priorisés, qui sont ceux des technologies de l'information, du génie, de la santé et des services sociaux, de l'éducation, et de l'éducation à la petite enfance.

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Des étudiants du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Crédit photo / Hugo Lacroix

Contrer la pénurie de main-d'œuvre

Il s’agit de secteurs d’activités fortement affectés par la pénurie de main-d'œuvre. De plus, les étudiants étrangers pourront travailler jusqu’à 20 heures par semaine pour la durée de leurs études. Sylvain Blais y voit donc une excellente opportunité pour les employeurs de la région.

Il y en a plusieurs là-dedans qui sont des programmes d’alternance travail-études, alors ils seront en contact avec nos entreprises et pourront venir relever le défi de la main-d'œuvre. Ils auront déjà trois ou quatre ans d’intégration faite en Abitibi-Témiscamingue. Le passage au collégial ou à l’universitaire, je dirais même en formation professionnelle, des étudiants qui proviennent de l’extérieur région, ça aide toujours à les maintenir en région par la suite, estime le directeur général du Cégep.

Selon lui, si les établissements postsecondaires des régions démontrent leur capacité à recruter et faire réussir les étudiants étrangers, il sera ensuite possible de faire pression sur Québec pour prolonger le programme au-delà des quatre années prévues.

L’UQAT pourra aussi en bénéficier

Les mesures annoncées par le ministre Jean Boulet concernent aussi les universités, donc l’UQAT pourra en bénéficier. Le programme permet de faire passer les frais de scolarité de 24 000 à 3000 dollars par année pour les étudiants étrangers qui répondent aux critères.

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