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Plan de Québec pour le 1er juillet : des organismes estriens restent sur leur faim

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Des appartements à louer sur la rue King, à Sherbrooke. (archives)

Photo : Radio-Canada / Fanny Lachance-Paquette

Radio-Canada

Le gouvernement du Québec se prépare pour le 1er juillet, alors que des centaines de locataires risquent de se retrouver sans toit après l'échéance de leurs baux en raison de la crise du logement. Des organismes estriens s'attendent toute de même au pire, malgré de nouvelles contributions gouvernementales.

La ministre de l'Habitation Andrée Laforest a annoncé un plan de 77 M$. Ce dernier se décline en trois parties. Le gouvernement veut financer davantage le programme de supplément au logement d’urgence, bonifier son service d’aide à la recherche de logement et bonifier les services de la Société d’habitation du Québec.

Selon des organismes communautaires, ce montant risque cependant d'être insuffisant. À Sherbrooke, le taux d’inoccupation est présentement de 0,9 %, sous le seuil critique du 1 %. 

En été 2021, environ 70 personnes avaient été incapables de se trouver un logement le 1er juillet, un nombre record à Sherbrooke. La Ville avait dépensé 500 000 $ pour leur offrir un hébergement d’urgence. Cette année, elle demandera un montant qui correspond au loyer qui était payé avant l’échéance du bail. Des organismes s’opposent vivement à cette mesure

La porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) Véronique Laflamme estime qu’en offrant peu d’argent, le gouvernement force les Villes comme Sherbrooke à adopter des politiques nuisibles aux plus démunis. 

Le programme gouvernemental [d’aide d’urgence] inclut un volet "aide aux municipalités”, et rembourse une partie des dépenses encourues par les municipalités, mais il est plafonné. C’est là qu’on comprend que la Ville de Sherbrooke a pu se faire rembourser le tiers seulement des dépenses encourues, et c’est trop peu. Ça amène la Ville à vouloir demander une contribution financière aux ménages aidés, ce qui est absolument inacceptable, martèle-t-elle. 

Véronique Laflamme croit tout de même que le plan de Québec va permettre de mieux accompagner les locataires sans toit et représentera une piste de solution lors du 1er juillet.

Avec les informations d'Alexis Tremblay

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