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La fermeture de l’urgence à Témiscaming-Kipawa la nuit inquiète des ambulanciers

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Centre de santé multiservice de Témiscaming-Kipawa

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

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Des ambulanciers à Témiscaming craignent les impacts de la fermeture en soirée et la nuit à l'urgence du Centre de santé multiservice à Témiscaming-Kipawa.

À cause du manque d'infirmières, l'urgence sera fermée entre 19 h 30 et 7 h 30, du 20 au 30 mai.

Cela signifie que lors d'un appel la nuit, la seule ambulance à Témiscaming devra se rendre à l'hôpital de Ville-Marie, à 88 kilomètres de distance.

Si cette ambulance est déjà en intervention et qu’elle reçoit un autre appel, une ambulance devra se déplacer à partir de Ville-Marie.

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La distance entre le Centre multiservice de Témiscaming-Kipawa et l'hôpital de Ville-Marie.

Photo : Google maps

Félix Antoine Lafleur, ambulancier et président du Conseil central de la CSN pour l'Abitibi-Témiscamingue et le Nord-du-Québec, souligne que les horaires de faction et la pénurie de main-d'œuvre chez les ambulanciers exacerbent le problème.

Le territoire du Témiscamingue est couvert par des horaires de faction, les paramédics sont chez eux à attendre les appels, ce qui entraîne déjà des délais. S’il y a un transport avec une distance supplémentaire à parcourir avec un patient qui est instable, donc qui nécessite des soins dans un cadre hospitalier plus rapidement, c’est sûr et certain que la pression retombe entièrement sur les paramédics. Et ça, c’est déplorable, invoque-t-il.

« Malheureusement, la recette qui est mise en place en ce moment, c’est une recette pour une catastrophe. »

— Une citation de  Félix-Antoine Lafleur, ambulancier et président du Conseil central de la CSN pour l'Abitibi-Témiscamingue et le Nord-du-Québec

On craint également une rupture de services ambulanciers, car sur une période de 24 heures, ils doivent obtenir une période de repos de 8 heures consécutives, selon la loi, pour des raisons de sécurité. Il se pourrait donc que des ambulanciers doivent quitter le terrain, et qu'il n'y ait personne pour les remplacer.

Avec la pénurie de personnel qui sévit en ce moment, on a déjà de la difficulté à combler nos quarts de travail régulier, indique Félix-Antoine Lafleur. Quand il y a des occurrences comme ça imprévues, ce sont des quarts de travail extrêmement difficiles à combler.

Le syndicat souhaiterait que le CISSS ajoute des ressources, et cesse les horaires de faction pour éviter des ruptures de service.

La présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et services sociaux, Caroline Roy, indique qu'un comité national se penche sur la question des horaires de faction pour l'ensemble des régions, et ce depuis quelques années.

Chaque année on transmet l’information sur les charges de travail, sur les déplacements réalisés et s’attend oui éventuellement à avoir une information quant à la transformation de certaines routes ou modifications de couverture au niveau de la couverture ambulancière dans notre région comme certainement dans d’autres régions, a-t-elle affirmé, mais elle n’a pas donné d’échéancier.

Caroline Roy indique qu'une campagne de recrutement est en cours pour embaucher des infirmières au Témiscamingue. Malgré les tentatives de réorganisation, il n’est pas possible d’ouvrir l’urgence à temps plein dans les prochains jours.

Vous savez qu’on est dépendants de notre main-d'œuvre indépendante. Donc à partir du moment où des infirmières annulent leur engagement, on est contraint de devoir réorganiser le travail. Je vous confirme qu’on est bien conscients de l’impact que ça a pour la population dans un territoire où il y a quand même de grandes distances à parcourir pour la population, dit-elle.

Caroline Roy rappelle que l'urgence au Centre multiservice demeure ouverte durant le jour.

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