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Google ferme ses bureaux en Russie

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La filiale russe de Google doit fermer ses bureaux après que le gouvernement a saisi son compte de banque.

Photo : Getty Images / Sean Gallup

Agence France-Presse

La filiale russe du géant américain Google, dont le compte de banque a été saisi par les autorités russes, a annoncé son intention de déposer le bilan, mais continuera de fournir ses services gratuits dans le pays.

Un porte-parole de Google a confirmé la nouvelle dans un message transmis à l'Agence France-Presse jeudi.

La saisie par les autorités russes du compte de banque de Google Russia empêche notre bureau en Russie de fonctionner, d'employer et de rémunérer notre personnel sur place, de payer les fournisseurs et les vendeurs, et d'honorer d'autres obligations financières, a-t-il expliqué.

Le porte-parole a toutefois précisé que les services gratuits de Google, dont Search, YouTube, Gmail et Maps, continueront d'être offerts en Russie étant donné le nombre élevé de gens qui les utilisent quotidiennement.  

Des rapports conflictuels depuis le début de l’invasion

Google subit des pressions depuis le début de l'offensive russe en Ukraine. Le 21 avril dernier, un tribunal russe a condamné le groupe à une amende de 11 millions de roubles (environ 226 000 dollars canadiens) pour ne pas avoir supprimé des contenus interdits sur l'offensive.

La Russie avait également menacé Google de représailles, au début du mois d'avril, après que le groupe a fermé le compte YouTube de la chambre basse du Parlement russe. De nombreuses chaînes de médias pro-Kremlin et d'officiels russes avaient également été bloquées.

En mars, l'agence fédérale russe des télécommunications, Roskomnadzor, a accusé Google et YouTube d'activités terroristes, laissant sous-entendre un possible blocage en Russie du site à l'instar de Twitter, d'Instagram et de nombreux médias indépendants depuis l'arrivée des troupes en Ukraine.

Les autorités russes ont vivement renforcé l'arsenal juridique pour contrôler la communication sur le conflit, menaçant de jusqu'à 15 ans de prison ceux et celles qui diffusent de fausses informations concernant l'armée russe.

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