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Sondage : Doug Ford, le chef le plus populaire auprès des Franco-Ontariens

Un sondage commandé par Radio-Canada révèle le penchant favorable qu'ont les francophones pour le chef progressiste-conservateur.

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Plus de 30 % des francophones de la province pensent que Doug Ford ferait le meilleur premier ministre parmi tous les chefs des partis.

Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov

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Malgré les compressions en francophonie annoncées par son gouvernement en 2018, les Franco-Ontariens estiment que Doug Ford est le plus apte à diriger la province. C'est ce que révèle un nouveau sondage Ipsos commandé par Radio-Canada et réalisé auprès de 501 francophones de la province. Bien que Doug Ford soit le chef le plus populaire, son parti arrive à égalité statistique avec le Parti libéral de l’Ontario dans les intentions de vote des Franco-Ontariens.

Pour répondre à la question Quel chef de parti ferait le/la meilleur(e) premier(ère) ministre?, près du tiers des répondants (31,4 %) ont choisi le chef progressiste-conservateur, Doug Ford. La néo-démocrate Andrea Horwath arrive en deuxième position avec l'appui de 20,6 % des répondants, suivie par Steven Del Duca (14,6 %) et Mike Schreiner (5,5 %).

Doug Ford est surtout populaire auprès des hommes (35,6 %), mais il obtient aussi plus d'appuis que ses adversaires politiques parmi les femmes, de même que dans tous les groupes d'âge. 

Le sondage révèle aussi que les francophones ne se rangent pas massivement derrière un parti. Le vote francophone semble divisé plutôt équitablement entre les trois grands partis. Le Parti libéral arrive en tête, avec l'appui de près du tiers des répondants (27,7 %), suivi de très près par le Parti progressiste-conservateur (26,4 %) et le Nouveau Parti démocratique (21,9 %) en troisième position. Le Parti vert récolte 10 % des appuis alors que 11,2 % d'électeurs sont toujours indécis à ce point-ci de la campagne.

« On a en gros une égalité statistique entre le Parti libéral et le Parti progressiste-conservateur, ce qui est quand même assez différent de ce qu'on a pour la population ontarienne dans son ensemble », explique le premier vice-président d'Ipsos Canada, Sébastien Dallaire. Selon lui, certains dossiers francophones ont fait mal au gouvernement sortant, ce qui pourrait expliquer le décalage entre les intentions de vote des électeurs francophones et celles pour l’ensemble de la population.

« L’impression que le gouvernement [Ford] a peut-être laissé tomber les francophones laisse des traces, et c’est ce qu’on voit dans les intentions de vote. »

— Une citation de  Sébastien Dallaire, premier vice-président, Ipsos Canada

Le Parti progressiste-conservateur a l'avantage auprès des hommes, alors que le Nouveau Parti démocratique de l'Ontario (NPD) est surtout populaire auprès des électeurs de 18 à 34 ans. Le Parti vert de l'Ontario obtient aussi ses meilleurs résultats parmi les 34 ans et moins. 

Préoccupations des francophones

Les chefs en parlent abondamment depuis le début de la campagne et leurs plateformes contiennent toutes des mesures pour s'y attaquer : l'augmentation du coût de la vie est une grande préoccupation des électeurs et le sondage de Radio-Canada le confirme. 

Parmi les répondants, 30 % ont choisi le coût de la vie comme enjeu le plus important de la campagne électorale. « C'est ce qui touche le plus le quotidien des Ontariens, peu importe la langue [...], c’est ce qui prend le dessus », souligne Sébastien Dallaire. Il s'agit de l'enjeu prioritaire parmi tous les groupes d'âge, tant chez les hommes que chez les femmes. 

L'économie et la gestion du système de santé sont les autres enjeux qui ont récolté le plus de votes. Le groupe des 55 ans et plus est particulièrement interpellé par la santé; plus de 20 % des répondants dans cette tranche d'âge l'ont choisi comme enjeu principal de la campagne.

Seuls 10 % des répondants ont choisi les enjeux autochtones, les baisses d'impôt ou le remboursement de la dette en tant que priorités électorales. 

Les libéraux, les meilleurs pour défendre les francophones

Les francophones font plus confiance au Parti libéral de l’Ontario pour défendre leurs droits. À la question Quel parti est le mieux placé pour défendre les intérêts des Franco-Ontariens?, 29,6 % des répondants ont indiqué le Parti libéral, contre 15,8 % pour le NPD et 12,9 % pour les progressistes-conservateurs. 

« Quand on demande aux répondants qui est le mieux placé pour défendre les intérêts de la francophonie en Ontario, on voit que le gouvernement sortant tire de la patte. »

— Une citation de  Sébastien Dallaire, premier vice-président, Ipsos Canada

Même si les libéraux sortent en tête de peloton, Sébastien Dallaire met un bémol : la bonne performance de l’équipe libérale auprès de l’électorat francophone n’est pas attribuable au chef. « Ce n'est pas la force du leadership de Steven Del Duca qui explique la force du Parti libéral en ce moment, mais c'est plus l'impression que le Parti est mieux placé pour défendre les intérêts des francophones », indique-t-il.

Mentionnons tout de même que 34,9 % des répondants ont préféré ne pas répondre à la question, ou considéraient qu’aucun parti n’était en position de protéger leurs droits linguistiques. 

Radio-Canada a aussi sondé les Franco-Ontariens sur les thèmes de l’éducation, de la pérennité du français dans la province et de l’immigration francophone. Ces résultats seront publiés mardi prochain.

Méthodologie du sondage

Le sondage Ipsos commandé par Radio-Canada a été mené en ligne du 5 au 16 mai 2022 auprès de 501 Ontariens dont la langue d’usage ou la langue maternelle est le français.

Une pondération a été appliquée en fonction du genre, de l’âge et de la région afin de s’assurer que la composition de l’échantillon est représentative de l’ensemble de la population francophone de l’Ontario, selon les données de recensement.

Les résultats sont précis à plus ou moins 5 points de pourcentage (19 fois sur 20).

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