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Chronique

Encore trop présente, la violence gratuite dans nos rues

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Des personnes participent à un rassemblement pour demander la fin de la violence de rue.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

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J’écris à nouveau sur la violence gratuite dans les rues d’Edmonton, parce que je continue d’en entendre parler et d’en être témoin, ce qui me semble susceptible d'alimenter l’inquiétude.

Le plus récent incident remonte à quelques jours, alors que j’abordais l’entrée d’un stationnement souterrain, au centre-ville.

Un homme sortait d’une camionnette qu’il conduisait, apparemment pour corriger un piéton qui lui semblait avoir décidé de traverser la rue, en ignorant les indications des feux.

Dans la foulée d’un échange intense, le piéton lui avait balancé le gros sac qu’il avait sur lui. Visiblement remontés, l’un et l’autre ont brandi leurs poings fermés, prêts à en découdre.

J’ignore la suite, parce que je ne pouvais pas traîner à cet endroit sans gêner la circulation, mais ce que j’ai vu me suffisait pour conclure à un cas de violence fortuite. J’en ai vu d’autres.

Il y a quelques mois, sur ma route pour commencer mon quart de travail, au petit matin, un inconnu à vélo avait surgi pour balancer devant ma voiture un sac rempli d'ordures.

J’avais heureusement réussi à manoeuvrer rapidement le volant pour éviter de rouler sur cet objet et d’être pris dans un accident.

J’étais vraisemblablement passé au mauvais endroit au mauvais moment, car je n’avais aucune explication à une telle agression.

Cet incident me revient d’ailleurs souvent à l’esprit, quand les médias rapportent d’autres attaques gratuites, dont certaines ont des conséquences plus dramatiques.

L’an dernier et cette année, à Edmonton, des résidents ont affirmé avoir été violemment pris à partie dans des endroits publics.

Pour certaines victimes présumées, c’est en raison de leur race, du vêtement qu’elles portaient ou de leur apparence comme personnes étrangères.

Apprendre que des organismes et les gouvernements prennent au sérieux ce genre d’incidents me réconforte, mais ces agressions exigent aussi une prudence personnelle et collective.

J’aime entendre que la Ville d’Edmonton ou la police développent des stratégies pour combattre la violence basée sur l’apparence physique ou l’identité religieuse.

Je reconnais qu’il est illusoire d’espérer voir la police à chaque coin de rue, dans tout le transport en commun ou dans tous les endroits isolés.

Je souhaite néanmoins que nos leaders communautaires intensifient la sensibilisation pour accepter les différences et respecter les autres et les normes dans les espaces partagés.

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