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Pommes de terre de semence : un coup de pouce aux agriculteurs insulaires

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Les producteurs de pommes de terre de l'Île-du-Prince-Édouard préparent leurs champs pour la semence.

Photo : Gracieuseté/Brian McInnis

Radio-Canada

Un nouveau programme de 3 millions de dollars à l’Île-du-Prince-Édouard offre un appui financier aux producteurs de pommes de terre de semence de la province pour cultiver autre chose cette année, parce qu’ils ne peuvent pas exporter leur production habituelle.

Il s’agit du Projet de régénération des sols pour les producteurs de semences, annoncé par le gouvernement provincial.

L’exportation de pommes de terre fraîches a repris son cours en avril, mais les pommes de terre de semence ne peuvent toujours pas être exportées aux États-Unis parce qu’elles comportent un plus grand risque de propager la galle verruqueuse, explique l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

La ministre de l’Agriculture du Canada a indiqué qu’il n’y aura pas d’exportation de pommes de terre de semence de l’île avant au moins 2023.

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L’Office de la pomme de terre de l’Île-du-Prince-Édouard estime que le prix des engrais a augmenté de 75 à 100 %.

Photo : Radio-Canada / WAYNE THIBODEAU

Pour être admissibles, les agriculteurs doivent prouver qu’ils ont perdu des ventes de pommes de terre de semence à cause de la galle verruqueuse. Ils doivent aussi réduire d’au moins 10 % leur culture de ces pommes de terre en 2022 comparativement à 2021 et ne pas remplacer cette culture par celle de patates destinées à la consommation ou à la transformation.

De nouvelles cultures régénératrices

Le nouveau programme appuie plutôt l’incorporation de nouvelles cultures régénératrices du sol dans les rotations, précise le ministre provincial de l’Agriculture, Bloyce Thompson. Il s’agit de donner le temps aux agriculteurs de réfléchir à ce qu’ils veulent faire à l’avenir et de les aider à améliorer leurs sols par la même occasion, souligne-t-il.

Les agriculteurs peuvent aussi demander du financement pour leurs cultures vivaces qu’ils prolongent plutôt que de cultiver des pommes de terre de semence. Les champs ne sont admissibles que s’ils ont servi ces dernières années à cultiver des plantes comme la fléole des prés, le trèfle ou la luzerne.

Les agriculteurs peuvent toujours semer des cultures commerciales, mais ces dernières ne sont pas admissibles au programme, indique le ministre Thompson.

L’aide financière offerte s’élève à 1000 $ l’acre, souligne-t-il.

Pour des fermes plus durables

L’Office des pommes de terre de l’Île-du-Prince-Édouard et quelques producteurs ont participé à la création du programme.

Le directeur général de l’Office, Greg Donald, affirme qu’il faut appuyer les fermes semencières et que ce programme les aide à couvrir certaines pertes et certains coûts fixes parce qu’elles ne peuvent pas exporter leur production habituelle.

Il ajoute que des cultures d’engrais verts, comme le sorgho du Soudan et le mil perlé, sont aussi admissibles. Il juge que l’aide de 1000 $ l’acre permet de couvrir les coûts de la préparation du sol et des semences.

Le programme est une bonne nouvelle pour les agriculteurs, mais son calendrier d’application n’est peut-être pas idéal pour tous parce qu'ils ont déjà pris des décisions l’automne dernier et déjà fait une planification, ajoute M. Donald.

Le ministre Bloyce Thompson espère que le programme aidera les producteurs de pommes de terre de semence durant cette saison tandis que l’Agence canadienne d’inspection des aliments poursuit sa collecte d’échantillons de sols nécessaire pour la reprise un jour des exportations.

D'après un reportage de Nancy Russell, de CBC

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