•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Marie Leofeli Romero Barlizo remporte le prix Jovette-Marchessault

Chargement de l’image

Marie Leofeli Romero Barlizo s’est illustrée devant Fanny Britt et Rebecca Deraspe.

Photo : Espace Go / Sabrina Reeves

Radio-Canada

La dramaturge d’origine philippine et chinoise Marie Leofeli Romero Barlizo a remporté hier soir le prix Jovette-Marchessault, qui était décerné cette année aux autrices de théâtre.

Le prix, qui vise la reconnaissance et le rayonnement de la contribution d’artistes féminines du milieu théâtral montréalais, s’accompagne d’une bourse de 20 000 $, qui sera remise par le Conseil des arts de Montréal à la lauréate.

L’engagement profond de Marie Leofeli Romero Barlizo dans le milieu théâtral contribue à faire émerger, puis à faire entendre, les essentielles voix de la diversité, a souligné le Conseil des arts de Montréal dans un communiqué.

Marie Leofeli Romero Barlizo était en lice aux côtés de Fanny Britt et de Rebecca Deraspe.

Tiohtià:ke [Montréal] est ma maison et mon cœur. Cette terre abrite les récits de tant de personnes qui n’ont pas été reconnues dans notre histoire, nos théâtres et nos médias, a affirmé l’autrice dans une déclaration à la suite de l’obtention de ce prix qui lui a été remis à l’Espace GO, à Montréal. Les contributions des Philippins et Philippines au Canada et dans la province du Québec ont été ignorées pendant trop longtemps [...] Ils et elles sont la raison pour laquelle je continue d’écrire. Leurs histoires doivent être racontées. Ce prix représente beaucoup pour moi.

Une grande détermination

Née aux Philippines, Marie Leofeli Romero Barlizo a déménagé à Montréal avec ses parents alors qu’elle n’avait que cinq ans. Elle a d’abord dû se battre pour les convaincre de la viabilité de sa carrière artistique, parce qu'à leurs yeux, la réussite de leur fille ne passait pas par les arts et leurs sacrifices en ce sens ne valaient rien si elle continuait dans ce domaine.

Après avoir obtenu un baccalauréat en théâtre à l’Université Concordia en 1999, elle est devenue la première représentante d’une minorité visible à recevoir un diplôme du programme anglais d’écriture dramatique à l’École nationale de théâtre du Canada, en 2002. Elle détient aussi une maîtrise en beaux-arts de l’Université de Colombie-Britannique.

Autrice d’une douzaine de pièces, elle a suscité l’intérêt de plusieurs compagnies de théâtre, comme le Théâtre Centaur et le Geordie Theatre, à Montréal, ou le Carlos Bulosan Theatre, à Toronto.

Dans mes pièces, j’écris sur la honte, la survie, la dépendance, les traumatismes et la maladie mentale. Mon écriture est largement inspirée par le fait de voir mes parents sacrifier leurs rêves pour que ma sœur et moi puissions avoir une vie meilleure, a-t-elle expliqué dans un communiqué.

Au cours de sa résidence au Imago Theatre, par exemple, elle a créé la pièce The Warrior, basée sur l’histoire tragique de la famille de son grand-oncle, victime d’atrocités commises par l’armée japonaise durant la Deuxième Guerre mondiale.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !