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Le réseau routier au Canada menacé par les changements climatiques

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L'Institut climatique du Canada recommande de changer le mélange de bitume utilisé pour la construction des routes du pays.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Les changements climatiques risquent d'accentuer la dégradation de l’état des routes au Canada, parce que l’augmentation des températures et les précipitations abondantes accélèrent l’usure de l'asphalte, préviennent des experts.

Un reportage d'Anne-Julie Têtu

Selon un rapport de l’Institut climatique du Canada, 15 % des routes sont dans un piètre état au pays.

Dans les prochaines décennies, le climat de plus en plus chaud et instable mettra à mal ces voies de circulation et réduira leur fiabilité et le niveau de service, indique le rapport, qui prévient que les coûts d’entretien risquent d’augmenter considérablement avec le temps.

Deux pelles qui aplatissent l'asphalte

Des employés municipaux vont réparer les nids-de-poule cette fin de semaine.

Photo : Associated Press / Carlos Osorio

Appels à changer le mélange de bitume

L'Institut climatique du Canada recommande donc de changer le mélange de bitume utilisé pour la construction des routes du pays, une pratique déjà adoptée aux États-Unis, afin d’économiser sur le long terme.

C’est très important d’investir maintenant pour justement ajuster nos pratiques de maintenance et de construction des routes afin de nous assurer d’avoir le climat futur en tête et d'éviter tous les coûts liés au fait de reconstruire sans arrêt, souligne l’associé de recherche de l’Institut, Julien Bourque.

Changer le mélange de bitume peut toutefois augmenter le coût des réparations d’une route, précise le professeur adjoint au Département de génie civil de l’Université de la Colombie-Britannique, Omar Swei.

Améliorer la performance de la couche supérieure de l'asphalte peut augmenter les coûts de 10 à 20 %, dit-il, mais il faut aussi prendre en considération les couches inférieures et les coûts connexes qui font aussi augmenter la facture.

Les experts pensent que les gouvernements provinciaux et le fédéral auront un rôle à jouer pour le maintien des infrastructures puisqu’environ 60 % des routes du pays sont sous la juridiction des villes et villages, certains n’étant pas en mesure d’assumer des coûts trop élevés.

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