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Les effets de la pandémie sur le comportement des automobilistes

Un conducteur de voiture tient son téléphone cellulaire en conduisant.

Écrire des messages au téléphone fait partie des distractions au volant.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

Des automobilistes ont changé leurs comportements de conduite pendant la pandémie, selon une étude menée à l'Université de Windsor.

Nous avons constaté que les distractions au volant et la conduite agressive étaient entre autres des conséquences des mesures de confinement et des restrictions sanitaires, explique l'auteur de projet, Francesco Biondi, professeur à la Faculté de kinésiologie de l'Université de Windsor

« Les jeunes de 18 à 25 ans montrent plus d'agressivité et de distraction que les autres. »

— Une citation de  Francesco Biondi, professeur à la Faculté de kinésiologie de l'Université de Windsor

L’étude s’est basée sur un échantillon de 103 personnes, principalement des étudiants et des travailleurs de la région de Windsor-Essex et de London.

Les participants devaient répondre à une série de questions portant sur la circulation pendant la pandémie, sur leur comportement au volant et sur celui des autres usagers de la route.

Francesco Biondi est assis dans son bureau. Il regarde tout droit à la camera.

Francesco Biondi, professeur à la Faculté de kinésiologie à l'Université de Windsor.

Photo : GABRIEL NIKUNDANA

Selon l’étude, la forte réduction de la circulation routière en raison de l'imposition du télétravail est notamment à l'origine de plus d'excès de vitesse, les automobilistes profitant de routes dégagées.

Pour son auteur, les conclusions de cette recherche confirment les données déjà établies par des organismes comme la NHTSA aux États-Unis et Transports Canada qui ont constaté une augmentation du nombre de collisions mortelles attribuables à la distraction ou à la conduite agressive dans les mois qui ont suivi le confinement au printemps 2020.

Un appel à la prévention

Pour Marie-Soleil Cloutier, professeure à l'Institut national de la recherche scientifique et spécialiste en sécurité routière, les conclusions de l'étude sont préoccupantes, mais n'ont rien de surprenant non plus.

Je crois que l’effet d'agressivité (....) peut-être qu’il va s’estomper avec le temps, il y avait peut-être un effet de fatigue pandémique, pense-t-elle.

Pour l'experte, tout comme pour Francesco Biondi, ces données démontrent surtout l'importance de continuer à faire de la prévention.

Il faut y aller avec les bonnes vieilles méthodes de sécurité routière, faire de la prévention, faire appliquer la loi, peut-être plus sévèrement pour s'assurer que tout le monde respecte les règles, affirme-t-elle.

Avec les informations de Gabriel Nikundana et de Tassia Trifiatis-Tezgel

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