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Biden et Stoltenberg déterminés à intégrer la Suède et la Finlande à l’OTAN

Le président turc a réitéré qu’il s’opposerait à l’adhésion de ces deux pays nordiques.

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Joe Biden a une fois de plus manifesté son appui à la première ministre suédoise Magdalena Andersson (à droite) et au président finlandais Sauli Niinistö (à gauche) dans leurs démarches d'adhésion à l'OTAN.

Photo : Reuters / Evelyn Hockstein

Radio-Canada

Joe Biden a accueilli en grande pompe jeudi la première ministre suédoise Magdalena Andersson et le président finlandais Sauli Niinistö, pour manifester, encore une fois, son soutien enthousiaste à une adhésion des deux pays à l’OTAN.

À l’issue d’une rencontre avec le dirigeant finlandais et son homologue suédoise, le président Biden a souligné que les deux pays remplissent tous les critères pour se joindre à l’alliance défensive. Son administration présentera d’ailleurs au Congrès les rapports sur l’adhésion de la Suède et de la Finlande. Le feu vert des élus américains devrait être une formalité, tant la classe politique est presque unanime.

En attendant la fin du processus, Washington a fait savoir que les deux pays candidats bénéficiaient d’ores et déjà d’une protection militaire américaine, sans en donner les contours exacts.

Pendant que leurs demandes d’adhésion à l’OTAN sont examinées, les États-Unis travailleront avec la Finlande et la Suède pour rester vigilants face à toute menace contre notre sécurité commune, et pour décourager et faire face à toute agression ou menace d’agression, avait dit mercredi Joe Biden.

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Une majorité de sénateurs ont voté en faveur d'une aide supplémentaire de 40 G$ à l'Ukraine.

Photo : Getty Images / Joshua Roberts

Une majorité de sénateurs américains – 86 contre 11 – ont voté en faveur d'une colossale enveloppe de 40 milliards de dollars pour aider l'Ukraine, illustration du soutien indéfectible promis par Joe Biden à Kiev.

Au sein de cette grande aide : six milliards de dollars qui doivent permettre à l'Ukraine de s'équiper en véhicules blindés et de renforcer sa défense antiaérienne à l'heure où les combats font rage dans l'est et le sud du pays.

Près de neuf milliards de dollars sont également prévus pour assurer entre autres la continuité des institutions démocratiques ukrainiennes, ainsi qu'un large volet humanitaire.

À cette somme costaude s'est ajouté, jeudi après-midi, un nouvel envoi de matériel militaire d'une valeur de 100 millions de dollars américains autorisé par le secrétaire d'État, Anthony Blinken.

Stoltenberg croit pouvoir dénouer l’impasse avec la Turquie

Tout comme Joe Biden, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, est favorable à l’entrée de la Suède et de la Finlande au sein de son organisation. Une voix dissonante s’est toutefois imposée dans les derniers jours, celle de la Turquie.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui avait créé la surprise la semaine dernière en menaçant subitement de bloquer l’entrée de ces deux pays dans l’alliance, s’est de nouveau dit résolu jeudi à contrer leur adhésion.

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Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Alliance atlantique

Photo : afp via getty images / FRANCOIS WALSCHAERTS

Quand un allié important comme la Turquie soulève des préoccupations de sécurité, soulève des questions, alors oui, évidemment, la seule façon de les régler est de s’asseoir [autour d’une table] afin de trouver […] un accord pour aller de l’avant, a déclaré le haut responsable.

Ankara accuse la Suède d’être la pépinière d’organisations terroristes comme le PKK, une organisation kurde, et reproche à ces deux pays nordiques de ne pas donner suite aux demandes d’extradition de personnes accusées d’être des terroristes, ainsi que d’avoir gelé des exportations d’armes vers la Turquie.

« Nous avons un long passé à l’OTAN pour surmonter nos différends et nous mettre d’accord. Je suis absolument certain que nous serons capables d’un accord sur cette question. »

— Une citation de  Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN

M. Stoltenberg a réaffirmé sa confiance en une décision rapide pour accueillir la Suède et la Finlande, qui veulent se placer sous le parapluie de l’Alliance atlantique, une conséquence de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

L’irritation de la Turquie porte aussi sur le soutien de certains États à l’YPG, un groupe armé kurde. Le PKK est considéré comme une organisation terroriste par Ankara, mais aussi par les États-Unis et l’Union européenne. En revanche, l’YPG a combattu les djihadistes du groupe armé État islamique, aux côtés notamment des États-Unis.

Réunis à Bruxelles mercredi matin à l’occasion de la remise officielle des candidatures suédoise et finlandaise, les ambassadeurs des pays de l’alliance n’ont pas réussi à s’accorder sur l’ouverture immédiate des discussions d’adhésion, du fait de l’opposition turque.

Notre dossier Guerre en Ukraine
Avec les informations de Agence France-Presse

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