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Épuisée par l’attente, elle paie 28 000 $ pour une chirurgie du genou à Calgary

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Betty-Lynn Nylen admet qu’elle est privilégiée et que tout le monde ne peut payer une telle somme pour une opération.

Photo : Gracieuseté de Betty-Lynn Nylen

Radio-Canada

Une Saskatchewanaise de 70 ans, épuisée par l'attente d'une opération à un genou et par une douleur insupportable, a décidé de payer 28 000 $ pour obtenir cette intervention dans une clinique privée de Calgary. De son côté, le gouvernement provincial tente de réduire sa liste d'attente en chirurgie.

J’étais incapable d'effectuer mes activités quotidiennes. Dans tout ce que je faisais, je ressentais de la douleur. C'était insupportable. Cela devient lourd au bout d'un moment, dit Betty-Lynn Nylen, une résidente de Saskatoon et travailleuse sociale à la retraite qui s'est rendue à Calgary pour y être opérée.

À la fin de 2021, Betty-Lynn Nylen était sur la liste d’attente depuis déjà un an pour un remplacement du genou en Saskatchewan.

Son chirurgien lui a dit qu’elle devrait attendre deux années supplémentaires.

Elle reconnaît qu'elle est privilégiée et que tout le monde ne peut payer des dizaines de milliers de dollars pour une intervention chirurgicale.

Nous avons eu beaucoup de chance que je puisse avoir accès à cet argent. Mais beaucoup de gens ne l'ont pas et n'ont pas les moyens de se rendre à Calgary ou n’ont pas le soutien nécessaire. Mon mari a été d'un soutien incroyable, affirme-t-elle.

Le chirurgien orthopédique de Saskatoon Ian Lutz a en ce moment la deuxième liste d’attente la plus longue pour une chirurgie. Les patients du spécialiste en arthroplasties de la hanche et du genou doivent attendre de 18 à 24 mois.

Certains de ses patients se rendent dans d’autres provinces canadiennes, aux États-Unis, au Mexique ou même en Inde, dit-il.

« Certaines personnes ont tellement de douleur qu'elles ne peuvent pas travailler et leur douleur les réveille la nuit. C'est terrible. »

— Une citation de  Ian Lutz, chirurgien orthopédique de Saskatoon

Il conseille à ses patients d'être opérés dans leur province. Ainsi, si un problème survient après l'intervention, le chirurgien peut le régler, et les patients peuvent recevoir des soins constants à long terme, plutôt que de laisser le système de santé de la Saskatchewan porter le fardeau de complications résultant d'interventions effectuées ailleurs.

Nous payons tous des impôts, alors ce serait bien que nous puissions trouver des moyens d'accroître notre efficacité afin de réduire les listes d'attente, ajoute-t-il.

Selon l'Institut canadien d'information sur la santé, la Saskatchewan a connu les pires temps d'attente au Canada pour les chirurgies de remplacement de la hanche et du genou au cours des 18 premiers mois de la pandémie.

Environ 35 000 personnes sont en attente d'une opération, selon le ministère de la Santé.

Davantage d'heures d'opération et de spécialistes

Le ministère de la Santé a déclaré qu'il affichera, probablement au début de juillet, une demande de propositions s’adressant à de tierces parties privées pouvant pratiquer des chirurgies orthopédiques supplémentaires financées par l'État.

Selon le ministère de la Santé, du 1er avril 2021 au 31 mars 2022, les cliniques privées de la Saskatchewan ont pratiqué 15 610 chirurgies financées par l'État. Les données n'ont pas encore été compilées pour les mois suivant mars 2022.

Nous travaillons pour nous assurer que les besoins des patients sont satisfaits dans toute la Saskatchewan, a écrit un conseiller en communication du Ministère dans un communiqué.

Selon le budget provincial, la province dépensera 21,6 millions de dollars pour réduire sa liste d'attente en chirurgie. Cette somme couvrira le coût d'environ 7000 procédures supplémentaires cette année.

Avec les informations de Yasmine Ghania

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