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Crue des eaux : la sécurité civile « ose croire » que le sommet a été atteint

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Le chemin Bourassa à La Tuque est recouvert d'eau.

Photo : Radio-Canada / Martin Chabot

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Lueur d’espoir pour les riverains et les résidents de la Haute-Mauricie, particulièrement touchés par la crue printanière. La sécurité civile de la Mauricie et du Centre-du-Québec « ose croire » que le niveau des rivières a atteint son sommet.

On est à un niveau qui est stable présentement et on ne devrait pas aller au-dessus de ça, affirme Sylvain Gallant, directeur de la sécurité civile et incendie pour la Mauricie et le Centre-du-Québec.

Cette prévision tient compte des précipitations qui sont attendues au cours de la fin de semaine. Si les précipitations annoncées s’avèrent telles qu’elles ont été annoncées, il ne devrait pas y avoir de hausse encore, sauf que si on a beaucoup plus d’eau, là ça pourrait être une surprise, poursuit-il.

Si des municipalités ont pris des mesures préventives, comme la distribution de sacs de sable aux résidents riverains, M. Gallant convient que le secteur qui reste problématique est celui de Parent, qui demeure enclavé.

« Il y a des bouts de chemin de coupés, emportés, des ponceaux qui sont partis. »

— Une citation de  Éric Chagnon, conseiller municipal de Parent

Les principaux accès routiers à ce secteur de la ville de La Tuque sont impraticables. Le chemin de Parent, par Mont-Laurier, est complètement fermé, tout comme les chemins forestiers 10 et 25.

Selon lui, la reconstruction de ces routes pourrait prendre du temps, mais il n’y a pas de problème majeur à signaler au sein de la population jusqu’à maintenant.

Ça va occasionner des délais, ça va occasionner beaucoup de problèmes d’accès pour les villégiateurs, pour les pourvoiries, pour les gens des communautés environnantes et nous aussi. C’est des coûts qui sont assez importants, mais il y a des programmes de subventions aussi de ce côté-là. On va regarder avec la Ville qu’est-ce qu’on peut faire pour remédier à ça.

On ne recommande pas aux gens de venir en forêt dans le secteur, enchaîne Éric Chagnon.

Même son de cloche à La Tuque, où la Ville déconseille aux villégiateurs de se rendre à leur chalet cette fin de semaine, d’autant plus que la saison de la pêche s’amorce dans les prochains jours.

On pense que le scénario qui devrait arriver, c’est que les rivières vont se stabiliser. […] La crue ne sera pas terminée. C’est bien important aussi, ce n’est pas le temps d’aller sur les plans d’eau, parce que les débits sont incroyables, indique la directrice des communications, Hélène Langlais.

Des barrages seront installés à l’entrée des routes 10 et 25 dans un but de sensibilisation, mais les autorités n’empêcheront pas les gens de passer.

« Si le vendredi vous montez au chalet parce que tout est beau, peut-être que dimanche ou lundi vous ne serez pas capable de revenir. »

— Une citation de  Hélène Langlais, directrice des communications de la Ville de La Tuque

Des routes entravées

Hélène Langlais prévient qu’on est loin d’être sortis de la crue printanière. Ce qu’il faut comprendre quand on gère la crue printanière, c’est que, quand il y a des précipitations, les rivières réagissent de 24 à 48 heures après, donc c’est normal qu’à cette période-ci, c’est la pluie qu’on a eue dans les derniers jours qui se manifeste.

Par ailleurs, la rivière Croche a atteint des niveaux qui n’ont pas été vus depuis longtemps. Elle s'est élevée à 3,55 mètres au cours de la nuit, mais a redescendu à 3,50 mètres jeudi matin. Son débit a connu une pointe de 360,75 mètres cubes par seconde, tandis que le seuil de surveillance est établi à 171 mètres cubes par seconde.

Cette crue a eu pour résultat d’inonder une partie des rangs Est et Ouest. Ceux-ci donnent accès aux secteurs des barrages de la Trenche et de Rapide-Blanc, où d’importants travaux de réfection sont en cours, et à la route forestière 10.

Plus au sud, les travaux de rehaussement de la route 155 à la hauteur du kilomètre 97 ont été achevés en fin de soirée, mercredi. La chaussée devait être rehaussée de 60 à 75 centimètres, puisque la rivière Saint-Maurice est sortie de son lit, mais le ministère des Transports (MTQ) a finalement dû s’arrêter à 100 centimètres.

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La route 155 est inondée à plusieurs endroits.

Photo : Radio-Canada / Amélie Desmarais

En début d’après-midi, quand on a terminé le premier [rehaussement], on a vite constaté que l’eau continuait à monter, donc on a eu besoin d’augmenter le rehaussement pour s’assurer que la voie soit protégée de la crue des eaux, explique Roxanne Pellerin, porte-parole du MTQ, à Toujours le matin.

La circulation s’y fait en alternance, tout comme à la hauteur du chemin de l’Anse, à Trois-Rives, et à la hauteur du lac Pendu, à La Tuque.

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